Maroc : le fantôme de 1998 plane avant le match contre l’Écosse

- 08h00 - Sport - Ecrit par : L.A

Près de trente ans après, l’élimination du Mondial 1998 reste une blessure ouverte. L’ancien international marocain Abdelkrim El Hadrioui dénonce une machination et en profite pour mettre en garde la génération actuelle contre tout excès de confiance.

L’ancien latéral gauche de 54 ans n’a pas digéré l’épisode français. Pour lui, les footballeurs marocains ont été victimes d’une véritable conspiration orchestrée par le Brésil et la Norvège. Les deux nations se seraient entendues sur le score final pour qualifier les Scandinaves et éliminer les Marocains dès la phase de groupes. Malgré cette désillusion, l’équipe avait été triomphalement accueillie à son retour. « Le regretté Hassan II est celui qui a choisi le club de Benfica pour mon transfert », se remémore le défenseur aux 72 sélections, insistant sur les liens étroits et bienveillants que le défunt monarque entretenait avec le monde du ballon rond.

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Fort de son vécu lors des éditions 1994 et 1998, le vétéran suit de près l’évolution de la sélection actuelle. Dans une interview accordée à Al3omk, il exhorte les hommes de Mohamed Ouahbi à ne pas sous-estimer l’Écosse lors de leur confrontation de vendredi soir. Si le récent match nul arraché face au Brésil (1-1) a prouvé la très haute qualité technique des coéquipiers du capitaine Achraf Hakimi, El Hadrioui rappelle que le football moderne offre des infrastructures et des avantages financiers optimaux qui exigent des résultats constants.

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Le parcours en club du joueur, passé par les FAR de Rabat ou encore le Sporting de Charleroi, a toutefois comporté son lot de déconvenues. Il révèle avoir subi une escroquerie monumentale lors de sa signature à l’AZ Alkmaar aux Pays-Bas : piégé par son propre agent de l’époque en complicité avec les dirigeants néerlandais, il a paraphé à son insu un document le privant de l’intégralité de ses droits contractuels. Une trahison suivie d’une autre peine lorsque certains administrateurs des FAR ont catégoriquement bloqué son retour au bercail à la fin de son aventure européenne.