Maroc : le lion de l’Atlas bientôt de retour ?

- 12h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Les autorités marocaines vont réintroduire quatre lionceaux de Barbarie nés récemment dans un zoo tchèque mais menacés d’extinction dans l’un des parcs nationaux des montagnes de l’Atlas.

Nés au Dvur Králové Safari Park, en République tchèque, quatre lionceaux de Barbarie seront envoyés dans d’autres parcs dont le zoo de Beersheba en Israël, qui participent au programme international pour les espèces menacées. Ce programme coordonne les efforts pour leur survie en captivité. Mais ces animaux n’y resteront pas définitivement. L’idée de les réintroduire dans leur milieu naturel commence à émerger. Membre majestueux de la sous-espèce du lion du Nord, le lion de Barbarie parcourait autrefois librement son Afrique du Nord natale, y compris les montagnes de l’Atlas.

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Même si des mesures préliminaires ont été prises pour une éventuelle réintroduction du lion de Barbarie dans son habitat naturel, il s’agit encore d’un « avenir très lointain », a déclaré à Daily Mail le directeur adjoint de Dvur Králové, Jaroslav Hyjánek. À en croire le responsable, des discussions ont été engagées avec les autorités marocaines, qui n’ont pas rejeté l’idée de leur réintroduction dans leur milieu naturel Selon lui, une conférence d’experts est d’ailleurs prévue au Maroc à la fin de cette année ou au début de 2026 pour décider s’il serait judicieux d’aller de l’avant avec un tel plan dans l’un des parcs nationaux des montagnes de l’Atlas.

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Pour Hyjánek, une telle démarche mériterait d’être tentée si elle s’avère durable. « Il est important d’avoir une telle vision pour chaque animal. […] Sans elle, l’existence des zoos n’aurait aucun sens », a-t-il ajouté. Toutefois, la réintroduction du lion de la Barbarie dans son milieu naturel appelle au relèvement d’un certain nombre de défis, notamment bureaucratiques. Étant donné que cet animal est absent de l’environnement depuis si longtemps, les plans devraient garantir sa protection, une population de proies suffisante, ainsi que la coopération et l’approbation des communautés locales.

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La dernière photo connue d’un lion sauvage a été prise en 1925. La dernière espèce a été tuée en 1942. Les dernières petites populations ont disparu à l’état sauvage au milieu des années 1960, est-il précisé.