Au Maroc, le premier obstacle des entreprises n’est pas la corruption, mais l’économie informelle
Au Maroc, 21,7 % des entreprises désignent les pratiques de leurs concurrents du secteur informel comme leur principal obstacle, contre 15,7 % pour la corruption, selon la Banque mondiale.
Le constat apparaît dans le Country Private Sector Diagnostic 2026 de la Banque mondiale, qui reprend les résultats d’une enquête menée auprès des entreprises marocaines en 2023.
Sur Bladi.net : Plus d’une entreprise marocaine sur deux affronte une concurrence « invisible »
À la question sur leur principal obstacle, les pratiques des concurrents informels arrivent donc nettement en tête. La corruption se classe deuxième.
L’informel devant les impôts et le manque de compétences
L’écart avec les autres difficultés est encore plus marqué : 9,2 % des entreprises citent l’administration fiscale comme principal obstacle et 8,8 % le manque de main-d’œuvre suffisamment qualifiée.
La Banque mondiale souligne que cette concurrence avec des acteurs informels peut désavantager les entreprises qui supportent pleinement les charges fiscales et réglementaires.
Sur Bladi.net : Les entreprises marocaines passent à côté de 70 % de productivité
Le résultat ne minimise pas le poids de la corruption, qui reste le deuxième obstacle le plus cité. Mais lorsqu’elles doivent désigner leur problème principal, les entreprises marocaines placent clairement les pratiques du secteur informel en tête.