Maroc : les prix des carburants s’envolent (et ce n’est pas un poisson d’avril)

- 08h00 - Maroc - Ecrit par : J.K

L’humeur n’est pas aux plaisanteries en ce mercredi 1er avril pour les automobilistes marocains. Depuis minuit, les afficheurs des stations-service ont basculé vers une nouvelle réalité tarifaire, confirmant une tendance à la hausse qui semble s’installer durablement au sommet des pompes nationales.

Cette révision, intervenue à 00h01, porte le litre de gasoil à une hausse de 1,70 dirham, tandis que l’essence Super Sans Plomb progresse de 1,57 dirham. Concrètement, le gasoil, qui s’échangeait autour de 12,80 dirhams après le choc de la mi-mars, frôle désormais les 14,50 dirhams. Quant à l’essence, elle franchit le cap symbolique des 15,50 dirhams le litre. Bien que ces niveaux restent indicatifs et soumis aux politiques commerciales des différents réseaux de distribution, la poussée de fièvre est générale.

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Le détroit d’Ormuz et les secousses géopolitiques au Moyen-Orient dictent désormais le rythme des factures énergétiques du Royaume. Dans un système de prix indexé sur les cours internationaux des produits raffinés, l’instabilité des routes stratégiques d’approvisionnement se traduit mécaniquement par une répercussion immédiate au niveau local. Cette volatilité extrême des marchés mondiaux laisse peu de répit aux structures nationales, dont la dépendance aux importations reste totale.

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Pour les ménages, déjà éprouvés par les précédentes augmentations, cette nouvelle ponction sur le pouvoir d’achat fait craindre un effet domino sur l’ensemble de la chaîne logistique. Le transport de marchandises et la distribution alimentaire pourraient rapidement intégrer ces surcoûts, alimentant une spirale inflationniste que les autorités tentent de surveiller de près. La variable d’ajustement demeure, pour l’heure, le consommateur final, dont la résilience est une nouvelle fois mise à rude épreuve.