Essence et Diesel : Pourquoi le Maroc échappe (pour l’instant) au scénario catastrophe
Les prix des carburants ont connu ue nouvelle hausse lundi au Maroc. Avec une augmentation de deux dirhams pour le diesel et 1,44 dirham pour l’essence, cette révision reste toutefois inférieure aux prévisions alarmistes des experts économiques.
Cette fluctuation s’inscrit dans un contexte de fortes turbulences énergétiques internationales, le prix du baril de pétrole ayant récemment franchi la barre vertigineuse des 119 dollars avant de se stabiliser autour de 103 dollars en fin de semaine.
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Face à cette volatilité, l’économiste Driss El Fina estime que l’impact aurait pu être beaucoup plus sévère pour les consommateurs. « Les estimations privilégiaient une hausse de 3 à 4 dirhams le litre si l’augmentation internationale s’était totalement répercutée sur le marché local », a-t-il souligné auprès d’Al3omk.
L’amortissement de ce choc extérieur s’explique par les mécanismes inhérents à la chaîne de valeur. Les coûts liés au transport, au raffinage, à la fiscalité et aux marges de distribution favorisent une transmission graduelle des soubresauts mondiaux vers les stations-service nationales.
Bien qu’elle pèse sur le budget des ménages, l’augmentation traduit une prudence évidente face aux enjeux socio-économiques. On relève une volonté de limiter les répercussions directes sur les coûts de production et les biens de consommation à l’approche des déplacements de l’Aïd al-Fitr.
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À l’échelle internationale, le Royaume résiste mieux que plusieurs puissances mondiales frappées par une inflation énergétique record. À titre de comparaison, les prix du litre de diesel s’envolent actuellement à 27,27 dirhams en Allemagne, 24,49 dirhams en France et 22,41 dirhams en Espagne.