Maroc : le refuge des narcos français se referme

- 16h00 - Maroc - Ecrit par : Sébastien A.

Le Maroc compterait 218 fugitifs recherchés par les autorités françaises, dont près de la moitié pour trafic de stupéfiants. Le renforcement de la coopération entre Paris et Rabat menace désormais la tranquillité de ces suspects en cavale.

Ce chiffre figure dans une note confidentielle de l’Office central de lutte contre la criminalité organisée, datée du 4 mai. Le Maroc devance l’Algérie, avec 124 fugitifs recensés, Israël avec 87, la Tunisie avec 59 et les Émirats arabes unis avec 48.

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Les personnes recherchées au Maghreb occupent souvent des fonctions importantes dans les réseaux : importateurs, responsables de points de vente, donneurs d’ordre ou organisateurs d’enlèvements liés aux cryptomonnaies. Certaines continueraient à piloter leurs activités depuis l’étranger.

Le refuge marocain devient plus risqué

Le Maroc a longtemps attiré ces fugitifs en raison de leurs attaches locales, de leurs moyens financiers et, pour les binationaux, de l’impossibilité d’être extradés. Cette protection ne les met toutefois pas à l’abri de poursuites et d’un jugement au Maroc.

La coopération judiciaire entre Rabat et Paris s’est nettement renforcée. L’arrestation en mars 2024 de Félix Bingui, dit « le Chat », chef présumé du clan marseillais Yoda, a illustré ce changement. « Au Maroc, je ne me cachais pas », avait-il affirmé lors de son procès, avant d’être condamné à douze ans de prison.

Un autre coup de filet a permis l’interpellation de onze personnes liées à des affaires de blanchiment, dont six binationaux franco-marocains, rapporte Le Monde.

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Face à cette pression, certains fugitifs chercheraient déjà de nouveaux refuges, notamment en Turquie, en Thaïlande, en Indonésie et dans d’autres pays asiatiques.