Maroc : la viande hors de prix
Malgré des pâturages reverdis par les pluies et un soutien massif de l’État, le prix de la viande ovine au Maroc atteint des niveaux records au Maroc en ce début d’année 2026.
À Casablanca, les prix de gros se maintiennent entre 100 et 110 dirhams le kilogramme. En boucherie, le consommateur paie entre 140 et 190 dirhams selon la qualité des morceaux. Bien que les abattoirs de la métropole traitent environ 1 500 têtes par jour, l’offre reste insuffisante pour stabiliser le marché.
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Cette hausse s’explique par un phénomène saisonnier : les récentes précipitations ont régénéré les zones de parcours. Les éleveurs préfèrent donc garder leurs bêtes pour profiter de l’herbe gratuite et les valoriser plus tard, ce qui réduit mécaniquement l’offre immédiate dans les souks.
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Pour freiner cette hausse, le gouvernement a mobilisé des moyens importants :
• 5,5 milliards de dirhams d’enveloppe globale de soutien.
• 1,1 million d’éleveurs ont déjà reçu une première tranche d’aide financière.
• 32,3 millions de têtes de bétail ont été recensées et marquées à fin 2025.
Toutefois, les professionnels du secteur anticipent un assouplissement des tarifs à partir d’avril 2026. Avec la diminution progressive du couvert végétal, les éleveurs devraient remettre davantage de bêtes sur le marché pour limiter leurs coûts d’alimentation.