Un Marocain cherche une maison à squatter, la justice lui interdit définitivement la France
Un homme d’origine marocaine et sans domicile fixe affirme avoir pénétré dans une maison de Nîmes pour la squatter. Tombé nez à nez avec la propriétaire, il a été condamné à deux ans de prison et à une interdiction définitive du territoire français.
Les faits se sont déroulés le 2 août, rue de Barcelone. Le prévenu a forcé un volet roulant et brisé une vitre pour entrer dans une habitation qu’il pensait vide.
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Dans une chambre, il s’est retrouvé face à la propriétaire. Il a alors pris la fuite après avoir restitué le téléphone qu’il avait dissimulé dans son caleçon. Grâce au signalement de la victime, la police l’a rapidement identifié et interpellé.
Devant le tribunal correctionnel de Nîmes, l’homme a reconnu les faits et présenté ses excuses. Il a assuré qu’il ne voulait pas cambrioler les lieux, mais cherchait « une maison à squatter ».
« C’était une maison en travaux, je pensais qu’il n’y avait personne », a-t-il expliqué. Il a reconnu avoir déjà occupé pendant huit mois une autre habitation en chantier découverte l’année précédente.
Deux ans de prison au lieu de la peine requise
La procureure a rappelé qu’un domicile doit rester un lieu où ses occupants se sentent en sécurité. Elle a requis un an de prison, dont six mois avec sursis probatoire, ainsi que son maintien en détention.
La défense a évoqué la « descente aux enfers » du prévenu depuis sa séparation avec son épouse. Son avocate a indiqué qu’il avait obtenu un CDI et engagé des démarches pour se loger, mais qu’il lui manquait encore un bulletin de salaire pour décrocher un appartement.
Elle s’est aussi appuyée sur les déclarations de la propriétaire, qui avait estimé que l’homme semblait aussi surpris qu’elle et pensait probablement la maison inhabitée.
Le tribunal a finalement prononcé une peine plus lourde que les réquisitions : deux ans de prison ferme avec maintien en détention, rapporte Midi Libre.
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Le condamné fait également l’objet d’une interdiction définitive du territoire français. Il devra verser 500 euros à la victime pour ses frais de justice, tandis que son préjudice matériel sera évalué ultérieurement.