« Les insultes, c’est notre langage » : à Narbonne, un Marocain condamné à 20 mois ferme

- 16h00 - France - Ecrit par : Jalil Laamoudi

Un Marocain de 38 ans a écopé de vingt mois de prison ferme pour harcèlement et violences sur son ex-compagne à Narbonne. Le prévenu, jugé instable à l’audience, a reconnu l’usage d’insultes massives tout en niant les agressions physiques.

Séparé depuis 2024, le couple entretenait des relations délétères marquées par une consommation de crack et d’alcool du côté du prévenu, devenu sans domicile fixe. En janvier dernier, l’homme a inondé la mère de ses trois enfants de 31 messages d’insultes d’une grande violence, avant qu’une altercation n’éclate devant l’école, où la victime rapporte avoir été giflée et souillée de crachats, rapporte l’Indépendant.

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Lors de l’audience présidée par Clémence Caron, le prévenu, jugé difficilement gérable, a dû être expulsé pour permettre la poursuite des débats. S’il a admis la teneur injurieuse de ses messages, affirmant que « les insultes… Oui, c’est notre langage », il a fermement nié les coups portés devant ses enfants, arguant d’une provocation constante de la part de son ex-compagne.

L’avocate de la partie civile, Maître Bérengère Lécéa, a rappelé que sa cliente avait déjà déposé plainte par le passé sans succès. La procureure, Jade Berteaud, a dénoncé un homme « vomissant sa haine » et a ordonné des expertises psychologiques sur les enfants âgés de 3 à 11 ans, soulignant le climat traumatique de la scène de violence devant l’établissement scolaire.

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Le tribunal de Narbonne a finalement prononcé une peine de trente mois de prison, dont dix avec sursis, accompagnée d’un maintien en détention. Outre l’obligation de soins et l’interdiction de contact avec la victime, le condamné devra verser 1 300 euros de dommages et intérêts à son ex-compagne pour le préjudice moral subi.