Mort d’Ismaïl dans un ascenseur à Argenteuil : La phrase qui révolte sa famille
Le procès sur la mort du jeune Ismaïl, survenue en 2018 dans un ascenseur à Argenteuil, s’est achevé jeudi à Pontoise. La famille, indignée par l’attitude des prévenus, attend désormais le jugement prévu pour le 2 septembre.
Lors de l’audience, une déclaration a particulièrement heurté les proches de la victime : « L’erreur est humaine ». Ces mots, prononcés par le technicien incriminé, ont exacerbé l’exaspération de Fadia, la tante du garçonnet sortie de la cabine juste avant le drame. Du côté des parents, l’incompréhension domine face à la posture fuyante des accusés. Nordine, le père de 40 ans, déplore une situation où « chacun se renvoie la balle » sans apporter les réponses espérées, tandis que Chahrazad, la mère, s’indigne de leurs tentatives acharnées de se dédouaner.
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Au cœur des débats techniques, une réparation défectueuse effectuée en 2015 sur une fuite apparaît comme la cause de la chute fatale. Jean-Marc H., 67 ans, est le seul à avoir reconnu une défaillance opérationnelle, admettant s’être trompé d’outil pour sertir un tuyau hydraulique mal fixé. Pourtant, son avocate réfute toute faute pénale, arguant d’une absence de conscience du danger. L’employeur, Bagneux hydraulique, a également plaidé la relaxe en justifiant le manque de formation de son personnel par l’inexistence d’exigences spécifiques dans ce secteur.
De son côté, la société TK elevator rejette la responsabilité de l’absence d’un système de blocage sécurisé sur les choix du maître d’ouvrage. L’entreprise affirme également ne pas posséder les compétences requises pour vérifier le travail de son sous-traitant. Une ligne de défense fermement contestée par les avocats de la famille, pointant un cruel manque de suivi. Me Yassine Bouzrou a d’ailleurs insisté sur le fait que l’enfant a été victime d’une « chaîne de négligences » et d’un mépris total des normes de sécurité.
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À l’issue de ces deux jours de débats, le parquet a requis 18 mois de prison avec sursis pour le technicien, assortis de lourdes amendes allant de 80 000 à 150 000 euros pour les entreprises poursuivies. Selon Le Parisien, l’ensemble de la défense a réclamé la relaxe. Après huit années d’une douloureuse procédure, les proches d’Ismaïl espèrent que la décision finale poussera les autorités à protéger durablement tous les usagers d’ascenseurs.