Qui sera le nouveau Premier ministre du Maroc ?

- 00h52 - Maroc - Ecrit par : L.A

Dans les jours qui viennent, le roi Mohamed VI choisira le nouveau Premier ministre marocain. Bien que l’Istiqlal ait remporté les dernières législatives, il n’est pas certain que le chef du gouvernement soit issu de cette formation. Plusieurs noms circulent déjà.

A l’issue des élections législatives au Maroc, les partis politiques de la coalition sortante ont conservé la majorité absolue des sièges de la Chambre basse du Parlement (184 sur 325) et espèrent que le futur Premier ministre soit désigné dans leur rang, par le roi Mohammed VI, malgré la percée réalisée par le Parti islamiste modéré de la justice et du développement (PJD), qui se verrait obliger de se confiner de nouveau dans l’opposition.

Avec 52 sièges, l’Istiqlal (nationaliste) a remporté les Législatives devant le PJD (46 sièges) et le Mouvement populaire (MP, 41). Le Rassemblement national des indépendants (RNI, libéral) arrive 4ème (39) suivi de l’Union socialiste des forces populaires (USFP, 38). La majorité sortante était composée de l’USFP, de l’Istiqlal, du RNI, du MP et du Parti du progrès et du socialisme (PPS, 17 sièges).

Le souverain alaouite va consulter dans les prochains jours les dirigeants des partis politiques avant de désigner le futur Premier ministre, conformément à l’article 24 de la Constitution qui stipule : "le roi nomme le Premier ministre. Et sur proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du gouvernement".

Le roi avait laissé entendre, dans un discours prononcé dernièrement, qu’il choisirait le chef du gouvernement dans la formation arrivée en tête, mais il n’y est pas obligé, comme ce fut le cas lors des législatives de 2002 où il nomma le technocrate Driss Jettou.

Selon des observateurs, l’Istiqlal, chef de fil de la Koutla (Bloc démocratique) estime que sa formation est en position réconfortante pour que le futur Premier ministre y soit issu, en l’occurrence son Secrétaire général, Abbas El Fassi, pourtant jugé politiquement trop ancien pour ce poste au cas où Mohammed VI choisirait son candidat dans ses rangs.

Un garant de la continuité

La Koutla, alliance créée en 1992 sous le roi Hassan II, est composée de l’Istiqlal, de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et du Parti du progrès et du socialisme (PPS), qui étaient tous des partis d’opposition à l’époque.

D’après des experts, le prochain gouvernement ne changera pas par rapport à l’actuel. La seule inconnue est le profil de celui qui le dirigera : viendra-t-il d’un parti politique ou sera-t-il sans appartenance politique ?

L’homme donné favori à ce poste, à savoir Fouad Ali El Himma, ex- vice-ministre marocain de l’Intérieur et personnalité la plus proche du roi Mohammed VI, a nié catégoriquement qu’il puisse être nommé Premier ministre, dans un entretien à la deuxième chaîne de télévision publique "2M", lundi soir.

M. El Himma a présenté sa démission à la veille des Législatives. Il a réussi à enlever un siège de député dans la circonscription des Rehamna au nord de Marrakech sous l’étiquette des "Sans appartenance politique" (SAP).

Le Maroc attend désormais la nomination d’un Premier ministre par le roi Mohammed VI qui a toute latitude pour faire son choix. Parmi les principaux noms qui circulent, on trouve notamment celui du ministre de l’Equipement et des Transports, Karim Ghellab (PI) et celui du Logement, Taoufiq Hejira (PI).

Une fois nommé, le Premier ministre est appelé à mener les tractations pour former un gouvernement s’appuyant sur une majorité parlementaire. Avec la présence de 24 partis à la Chambre des représentants, sa mission ne sera guère facile.

Les Législatives de vendredi, les secondes sous le règne de Mohammed VI, sont les premières dans l’histoire du Maroc a être suivies par une cinquantaine d’observateurs internationaux.

En dépit du fait que ce scrutin soit qualifié de "transparent" et a été salué par plusieurs pays, le faible taux de participation "trahit la nécessité d’un surcroît d’efforts pour ancrer la démocratie représentative dans le royaume", selon l’Institut démocrate américain pour les Affaires internationales. Avec 37%, la plus faible participation jamais enregistrée dans des Législatives au Maroc, ce taux marque un défi pour les autorités et un désenchantement à l’égard des instances élues.

Panapress - Khalid Barka

  • Un nouveau gouvernement pour lundi

    Le nouveau gouvernement marocain dirigé par le Premier ministre désigné, Abbas El Fassi, devrait être nommé lundi à Rabat. Abbas El Fassi, chef du parti conservateur de l'Istiqlal, a été nommé au poste de Premier ministre par le roi Mohammed VI le 19 septembre. L'Istiqlal avait remporté les élections législatives du 7 septembre avec 52 sièges. "Notre parti a appris que le nouveau gouvernement devra être nommé lundi", a déclaré pour sa part dimanche, un responsable du Parti du progrès et du socialisme.

  • Gouvernement : vers une reconduction de la majorité sortante

    Le nouveau Premier ministre marocain et chef du parti conservateur Istiqlal, Abbas El Fassi, s'est déclaré "optimiste" sur la participation à son gouvernement des cinq partis de la majorité sortante, y compris les socialistes de l'USFP, grands perdants du dernier scrutin.

  • Abbas El Fassi nommé premier ministre

    Mohammed VI a reçu, mercredi après-midi au Palais Royal de Rabat, Abbas El Fassi, Secrétaire général du Parti de l'Istiqlal, et l'a nommé Premier ministre. El Fassi a été ministre de l'Habitat et de l'aménagement du ‎territoire, ministre de ‎l'Artisanat et des affaires sociales et ministre de ‎l'Emploi, de la formation professionnelle, du développement social et de la ‎solidarité.‎

  • Mohammed VI désignera bientôt le Premier ministre

    Mohammed VI a décidé de recevoir, dans les jours qui viennent, les dirigeants des partis politiques marocains, dans la perspective de la désignation du futur Premier ministre, a annoncé lundi le Palais royal.

  • El Himma ne sera pas premier ministre

    Fouad Ali El Himma, ex-vice-ministre marocain de l'Intérieur et personnalité la plus proche du roi Mohammed, VI a nié catégoriquement qu'il puisse être nommé premier ministre, dans un entretien à la télévision publique 2M lundi.

  • Résultats provisoires : l'Istiqlal en tête

    Voici la répartition des sièges obtenus par les partis politiques, selon les résultats provisoires annoncés samedi par le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, lors d'une conférence de presse, au lendemain des élections législatives.

  • Victoire de l'Istiqlal au législatives

    Le parti nationaliste Istiqlal, qui fait partie de la coalition sortante, est arrivé en tête des élections législatives de vendredi, mais l'opposition islamiste accuse certains adversaires d'avoir utilisé "de l'argent". L'Istiqlal a obtenu 52 sièges, devant le Parti de la justice et du développement avec 47 sièges, a déclaré le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa.

  • L'Istiqlal en position de former le gouvernement

    Le parti conservateur de l'Istiqlal est en position de former le nouveau gouvernement marocain au lendemain de sa victoire surprise aux législatives marocaines alors que les islamistes devraient rester dans l'oppostion. Les urnes ayant parlé, c'est désormais au roi Mohammed VI de désigner, comme l'y autorise la Constitution, le nouveau Premier ministre de son choix. Il avait laissé entendre qu'il le choisirait dans la formation arrivée en tête, mais il n'y est pas obligé.

  • Le gouvernement El Fassi après l'Aïd ?

    Sauf rebondissement de dernière minute, le gouvernement de Abbas El Fassi ne sera constitué qu'après Aïd Al Fitr. L'ouverture de la session d'automne du Parlement par le Souverain se fera donc sans le prochain exécutif. Ainsi, le Premier ministre désigné n'aura pas pu réaliser son ambition de régler cette affaire avant ce vendredi 12 octobre qui marque la véritable rentrée politique. Ce n'est que partie remise, dit-on du côté de l'Istiqlal, qui relativise ce premier couac de son patron en rappelant les délais de Abderrahmane Youssoufi (42 jours) et Driss Jettou (30 jours) pour former leur gouvernement.

  • Futur gouvernement : L'Istiqlal courtise le PJD

    Abbas El Fassi a-t-il suffisamment de temps pour former son gouvernement avant l'ouverture de la législature 2007-2012 et l'installation de la nouvelle Chambre des représentants ? Au rythme auquel se déroulent les consultations, il est permis d'en douter.