Le nouveau terminal de l’aéroport de Casablanca est déjà attribué, mais l’ONDA cherche encore son équipe d’ingénierie
L’ONDA relance la recherche de l’équipe d’ingénierie qui accompagnera la construction du nouveau terminal de Mohammed V. Cette mission d’assistance technique est estimée à 144 millions de dirhams TTC, alors que le marché principal du bâtiment a déjà été attribué.
Publié le 21 septembre 2026, l’appel d’offres concerne l’ingénierie et l’assistance technique de la nouvelle zone terminale de l’aéroport de Casablanca. Une première consultation pour cette mission avait déjà été publiée en juin.
Les 144 millions de dirhams constituent une estimation des prestations, pas encore le montant d’un contrat attribué. L’ouverture des offres est fixée au 3 novembre à 10 heures. Les candidats doivent fournir un cautionnement provisoire de 2,16 millions de dirhams.
Sur Bladi.net : Casablanca veut changer d’échelle avec son nouvel aéroport
Le chantier principal a, lui, été confié en janvier au groupement marocain SGTM-TGCC pour 12,8 milliards de dirhams, selon le communiqué de l’ONDA. La consultation de septembre porte donc sur l’accompagnement technique de ce projet, et non sur le lancement de ses premières études.
Des correspondances plus rapides à Casablanca
Avec environ 600 000 m², le futur terminal doit accueillir 20 millions de passagers par an dans une première phase, avec une capacité extensible à 30 millions. L’ONDA prévoit un achèvement des travaux à la mi-2029, avant la Coupe du monde 2030.
Pour Royal Air Maroc, l’enjeu est aussi de faciliter les correspondances à Casablanca. Le bâtiment en forme de H doit rapprocher les parcours des voyageurs et améliorer l’organisation des flux entre les vols. Une connexion à la future ligne à grande vitesse est également prévue.
Sur Bladi.net : L’aéroport de Casablanca veut en finir avec son image de labyrinthe
Les équipements font l’objet de procédures distinctes. En août, l’ONDA a lancé une consultation pour la fourniture, l’installation et la maintenance du système de traitement des bagages, indispensable au fonctionnement du futur terminal.
L’alimentation électrique dispose elle aussi de son propre marché : une consultation publiée en août porte sur l’équipement et la mise en service d’un poste de transformation de 225 kV/22 kV, avec les travaux associés. Le bâtiment, les bagages et l’énergie constituent ainsi plusieurs volets séparés du même chantier.