Pays-Bas : Comment le choix d’un joueur pour l’Indonésie a failli piéger les binationaux marocains
Le tribunal d’Utrecht a rejeté la demande du NAC Breda de rejouer un match. Le club contestait la présence d’un joueur binational devenu étranger. Cette décision soulage la fédération néerlandaise, évitant un chaos sportif et administratif majeur.
Le 15 mars dernier, le NAC Breda, avant-dernier du championnat et menacé de relégation, s’incline lourdement face aux Go Ahead Eagles (0-6). Le club vaincu dépose alors un recours en justice contre l’équipe adverse pour avoir aligné Dean James. Né aux Pays-Bas, cet arrière gauche de 26 ans a renoncé à sa nationalité néerlandaise en mars 2025 pour représenter l’Indonésie, un État interdisant la double nationalité. Devenu de facto étranger, il ne possédait pas le permis de travail exigé par les avocats de Breda. Cet imbroglio juridique a menacé le statut de l’ensemble des binationaux, une situation qui concerne donc directement les nombreux joueurs maroco-néerlandais évoluant dans les ligues du pays.
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Lundi 4 mai, le juge des référés d’Utrecht a finalement débouté la formation plaignante. Dans son délibéré, le magistrat a estimé que « l’intérêt du NAC à rejouer un match ne l’emporte pas automatiquement sur l’intérêt de la KNVB à éviter des problèmes potentiellement majeurs ». Une victoire du club de Breda aurait pu faire jurisprudence et contraindre les organisateurs à faire rejouer 133 rencontres de première division masculine, 106 matchs de l’échelon inférieur ainsi que plusieurs affiches du championnat féminin.
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Ce verdict permet à la Fédération néerlandaise de football (KNVB) d’éviter un véritable chaos d’organisation. Lors d’une audience préliminaire tenue le 26 avril, le conseil de l’instance, Michiel van Dijk, avait alerté sur un calendrier sportif déjà « extrêmement tendu ». Il avait notamment prévenu qu’en cas de multiplication des poursuites pour les mêmes motifs, les deux championnats masculins ne pourraient pas aller à leur terme, insistant sur le fait qu’« aucun report n’est possible » en raison des barrages programmés et des strictes échéances européennes.