Pillages à Barcelone : le Maroc cité parmi les pays évoqués dans un scénario d’ingérence
Après les violences qui ont secoué Barcelone, la police espagnole cherche à comprendre comment des appels aux pillages ont pu se propager aussi rapidement. Le Maroc figure parmi plusieurs États cités dans les discussions sur une éventuelle ingérence étrangère, sans qu’aucun élément ne démontre son implication.
La Russie, le Maroc, Israël et l’Iran. Ces quatre pays apparaissent dans les déclarations de sources policières recueillies par le quotidien espagnol La Vanguardia, vendredi 30 octobre. Les autorités cherchent à déterminer l’origine des appels à la violence diffusés sur les réseaux sociaux sous le nom de Blocus.
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Samedi 24 octobre, plusieurs centaines de jeunes avaient provoqué d’importants désordres dans le centre de Barcelone. Une trentaine de commerces avaient été endommagés ou pillés et plus de 130 personnes interpellées.
Le mouvement s’était développé sur TikTok, Telegram et WhatsApp, avec des messages invitant à reproduire les violences observées en France. Des comptes anonymes diffusaient des consignes et des lieux de rassemblement, parfois accompagnés d’affiches générées par intelligence artificielle.
Le Maroc cité, mais aucune implication établie
La piste d’une opération de déstabilisation étrangère fait partie des scénarios évoqués. Mais les précisions recueillies par l’agence EFE apportent une distinction essentielle : les Mossos d’Esquadra ne sont pas compétents pour enquêter sur une éventuelle ingérence étatique.
Les pays mentionnés sont des exemples de puissances susceptibles de mener ce type d’opérations, et non des suspects formellement identifiés dans l’affaire. Les premières investigations privilégient également un phénomène d’imitation amplifié par les algorithmes des réseaux sociaux.
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L’enquête progresse néanmoins. Vendredi, la Guardia Civil a annoncé l’arrestation, près de Valence, d’un homme de 20 ans présenté comme le fondateur présumé de Blocus en Espagne. Il est soupçonné d’avoir administré des groupes Telegram servant à coordonner des appels aux pillages. Dix personnes ont été interpellées en vingt-quatre heures dans plusieurs régions espagnoles.
Face aux nouvelles mobilisations annoncées pour Halloween, Barcelone a activé son niveau d’alerte maximal, quatre sur quatre. Plus de 300 policiers doivent notamment contrôler les transports et les accès au centre-ville. Les commerçants renforcent leurs vitrines, craignant de nouvelles dégradations samedi soir.