PSG : Stop au lynchage d’Achraf Hakimi, le Lion a besoin de repos !
Ciblé par des critiques jugées prématurées après deux prestations en demi-teinte depuis son retour, Achraf Hakimi paie le prix d’un investissement total durant la CAN. Entre blessure précipitée et décompression mentale, le latéral parisien a besoin de temps pour se reconstruire.
Les jugements hâtifs pleuvent sur le Parc des Princes. Depuis son retour de la Coupe d’Afrique des Nations, Achraf Hakimi n’affiche plus le rayonnement qui était le sien au printemps 2025. Pourtant, la déception affichée par certains observateurs après seulement deux matchs occulte une réalité physiologique et psychologique complexe. Le joueur ne traverse pas une crise de talent, mais paie l’addition d’une séquence hivernale éprouvante, lit-on dans un billet sur France Bleu.
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La chronologie des faits plaide pour la clémence. Victime d’une sérieuse blessure à la cheville début novembre, le latéral a engagé une course contre la montre pour rejoindre sa sélection. À peine rétabli, sans rythme, il a endossé le brassard de capitaine pour une compétition à domicile, disputant quatre rencontres à haute intensité, souvent avec prolongations, « sur une jambe et demie ». L’exigence physique s’est doublée d’une charge émotionnelle immense, conclue par le traumatisme d’une finale perdue devant son public.
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Il apparaît dès lors humainement impossible d’exiger du numéro 2 parisien qu’il retrouve instantanément son statut de meilleur latéral droit du monde. Le contrecoup est inévitable pour un athlète ayant puisé dans ses réserves pour surmonter la douleur et la pression d’un tournoi national. Hakimi a aujourd’hui besoin de « paix » pour régénérer un organisme et un moral mis à rude épreuve ces deux derniers mois.
Paradoxalement, sa suspension pour le Classico de ce dimanche pourrait constituer un mal pour un bien. Si cette absence frustre le joueur et les supporters, cette coupure forcée offre une fenêtre de récupération indispensable. Elle permettra au Marocain de digérer définitivement l’épisode de la CAN avant de remonter en puissance par l’enchaînement des matchs. En attendant, l’intérim assuré avec brio par Warren Zaïre-Emery offre au PSG le luxe de la patience.