Rabat veut des excuses publiques d’Al Jazeera sur les incidents de Sidi Ifni

- 23h29 - Maroc - Ecrit par : L.A

Le Maroc a demandé lundi à Al-Jazeera de présenter des excuses publiques après l’annonce samedi par cette chaîne de télévision que plusieurs manifestants avaient trouvé la mort lors de violents incidents à Sidi Ifni.

Samedi, le gouvernement marocain avait catégoriquement démenti la mort de manifestants lors d’affrontements ayant opposé les forces de l’ordre à des chômeurs, près du port de pêche de Sidi Ifni.

"La question de la fermeture du bureau d’Al-Jazeera au Maroc n’est pas posée, mais le Maroc réclame de cette chaîne des excuses publiques", a déclaré lundi soir le porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri.

Samedi, le directeur du bureau d’Al-Jazira au Maroc avait été entendu par la police judiciaire sur ordre du parquet de Rabat.

L’intervention des forces de l’ordre à Sidi Ifni s’est soldée officiellement samedi par un bilan de 44 blessés, dont 27 policiers, et 20 arrestations.

  • Retrait de l'accréditation et procès contre le directeur d'Al Jazeera

    Le directeur marocain du bureau de Rabat de la chaîne TV Al Jazeera à Rabat, Hassan Rachidi, a été inculpé vendredi pour "diffusion d'une fausse information" et s'est vu retirer son accréditation. Son procès, ainsi que celui d'un cadre d'une association des droits de l'homme, débutera le 1er juillet devant un tribunal de première instance de Rabat.

  • Brahim Sballil du CMDH condamné à 6 mois de prison

    Brahim Sballil, membre du CMDH, a été condamné à six mois de prison pour ses propos sur les incidents de Sidi Ifni.

  • Brahim Sbaalil du CMDH restera en prison

    Brahim Sbaalil, militant du CMDH (Centre marocain des droits humains) a vu sa demande de mise en liberté provisoire rejetée ce mardi.

  • Le directeur d'Al Jazeera à Rabat arrêté

    Sur instructions du procureur du Roi, le directeur du bureau de la chaîne Al Jazeera à Rabat, Hassan Rachidi, a été entendu, samedi soir, par la police judiciaire à propos d'une information diffusée le même jour par la chaîne qatarie, faisant état de dix morts suite à l'intervention des forces de l'ordre pour disperser un sit-in au port de Sidi Ifni.

  • 44 blessés lors d'une intervention policière dans le sud

    Une violente échauffourée, qui a opposé samedi les forces de l'ordre et de jeunes chômeurs qui bloquaient l'entrée du port de Sidi Ifni, a fait 44 blessés dont 27 parmi les forces de l'ordre, a appris l'AFP auprès des autorités locales.

  • Hassan Rachidi et Brahim Sbaalil condamnés à une amende de 50.000 dhs chacun

    Hassan Rachidi, directeur d'Al Jazeera à Rabat et Brahim Sbaalil, membre du CMDH, ont été condamnés chacun à une amende de 50.000 dirhams pour leurs déclarations sur les évènements de Sidi Ifni.

  • Les dessous de l'affaire Al Jazeera

    Le Maroc aurait-il rejoint l'Arabie Saoudite ou l'Algérie au rang des pays qui entretiennent des relations exécrables avec Al Jazeera ? Au regard des derniers tracas de la chaîne de Doha avec les autorités marocaines, il est permis de le penser. Al Jazeera, dont les émissions sont très suivies de Tanger à Sidi Ifni, est devenue une sorte de “the talk of town”. Depuis quelques semaines, un bras de fer politico-juridique se joue, et aucun des deux protagonistes ne semble prêt à lâcher prise.

  • Le feu couve encore à Sidi Ifni

    La police a déclaré mardi avoir ramené l'ordre, mardi, à Sidi Ifni, dans le sud-ouest du Maroc. Des habitants de la ville ont manifesté, lundi, en bloquant le port. Ils ont exprimé leur mécontentement et réclamé la lumière sur les arrestations de leurs proches en juin dernier, suite à une manifestation similaire. Une commission d'enquête parlementaire doit rendre ses conclusions sur des « bavures » potentielles de la part des autorités, mais elle tarde à boucler son rapport.

  • Une centaine d'avocats pour défendre Al Jazeera

    Le tribunal de première instance de Rabat a décidé de reporter au 4 juillet le procès du directeur du bureau d'Al Jazeera à Rabat. Hassan Rachidi qui a comparu hier en état de liberté doit répondre du chef d'accusation de diffusion de fausses informations sur les événements de Sidi Ifni dont le décès de huit personnes.

  • Le rapport de l'OMDH sur les incidents de Sidi Ifni

    Un travail de terrain de certaines commissions d'enquête et associations des droits de l'homme, dont l'Organisation marocaine des droits de l'homme (OMDH) qui a présenté, mardi à Rabat, le rapport de sa commission d'investigation (qui s'était déplacée à Sidi Ifni les 13, 14 et 15 juin), permet aujourd'hui d'avoir plus de visibilité sur ce qui s'était passé dans cette localité.