Retrait de l’accréditation et procès contre le directeur d’Al Jazeera

- 09h15 - Maroc - Ecrit par : L.A

Le directeur marocain du bureau de Rabat de la chaîne TV Al Jazeera à Rabat, Hassan Rachidi, a été inculpé vendredi pour "diffusion d’une fausse information" et s’est vu retirer son accréditation. Son procès, ainsi que celui d’un cadre d’une association des droits de l’homme, débutera le 1er juillet devant un tribunal de première instance de Rabat.

Selon une source judiciaire, le parquet général de Rabat avait ordonné à la police judiciaire d’effectuer une enquête préliminaire à la suite de la diffusion samedi par la chaîne Al-Jazeera depuis son bureau de Rabat, d’une information faisant état de cas de décès lors des manifestations de Sidi Ifni. Au terme des investigations réalisées, le directeur du bureau de la chaîne Al Jazeera à Rabat, Hassan Rachidi, et Ibrahim Sebaa El Layl ont été poursuivis pour diffusion d’une fausse information et complicité, conformément à l’article 42 du code de la presse.

"Je suis vraiment surpris par cette décision mais je crois qu’on cherche à avoir la tête du responsable de ce bureau. Nous avons eu l’information par un association des droits de l’homme qui a pignon sur rue et qui a donné une conférence de presse pour l’annoncer", a indiqué à l’AFP M. Rachidi.

Peu après, une source au ministère de la Communication annonçait le retrait de l’accréditation de Hassan Rachidi. Une source judiciaire a confirmé son inculpation.

Les autorités marocaines avait catégoriquement démenti la mort de manifestants lors d’affrontements entre les forces de l’ordre et des chômeurs, près du port de pêche de Sidi Ifni. L’intervention policière s’est soldée officiellement samedi par 48 blessés, dont 28 policiers, et 188 interpellations.

Lundi, le gouvernement marocain avait demandé à Al Jazeera de présenter des excuses publiques.

Le Centre marocain des droits humains avait annoncé samedi un bilan plus lourd. "Il y aurait entre un et cinq morts", avait déclaré à Rabat lors d’un point de presse, M. El Layl.

Source : AFP

  • La justice rejète un recours du correspondant d'Al Jazeera à Rabat

    Un recours du correspondant d'Al Jazeera au Maroc, Hassan Rachidi, contre le retrait de son accréditation, a été rejeté par la justice marocaine ce lundi 28 juillet.

  • Hassan Rachidi et Brahim Sbaalil condamnés à une amende de 50.000 dhs chacun

    Hassan Rachidi, directeur d'Al Jazeera à Rabat et Brahim Sbaalil, membre du CMDH, ont été condamnés chacun à une amende de 50.000 dirhams pour leurs déclarations sur les évènements de Sidi Ifni.

  • Une centaine d'avocats pour défendre Al Jazeera

    Le tribunal de première instance de Rabat a décidé de reporter au 4 juillet le procès du directeur du bureau d'Al Jazeera à Rabat. Hassan Rachidi qui a comparu hier en état de liberté doit répondre du chef d'accusation de diffusion de fausses informations sur les événements de Sidi Ifni dont le décès de huit personnes.

  • Le directeur d'Al Jazeera à Rabat arrêté

    Sur instructions du procureur du Roi, le directeur du bureau de la chaîne Al Jazeera à Rabat, Hassan Rachidi, a été entendu, samedi soir, par la police judiciaire à propos d'une information diffusée le même jour par la chaîne qatarie, faisant état de dix morts suite à l'intervention des forces de l'ordre pour disperser un sit-in au port de Sidi Ifni.

  • Rabat veut des excuses publiques d'Al Jazeera sur les incidents de Sidi Ifni

    Le Maroc a demandé lundi à Al-Jazeera de présenter des excuses publiques après l'annonce samedi par cette chaîne de télévision que plusieurs manifestants avaient trouvé la mort lors de violents incidents à Sidi Ifni.

  • Les dessous de l'affaire Al Jazeera

    Le Maroc aurait-il rejoint l'Arabie Saoudite ou l'Algérie au rang des pays qui entretiennent des relations exécrables avec Al Jazeera ? Au regard des derniers tracas de la chaîne de Doha avec les autorités marocaines, il est permis de le penser. Al Jazeera, dont les émissions sont très suivies de Tanger à Sidi Ifni, est devenue une sorte de “the talk of town”. Depuis quelques semaines, un bras de fer politico-juridique se joue, et aucun des deux protagonistes ne semble prêt à lâcher prise.

  • Brahim Sbaalil du CMDH restera en prison

    Brahim Sbaalil, militant du CMDH (Centre marocain des droits humains) a vu sa demande de mise en liberté provisoire rejetée ce mardi.

  • Brahim Sballil du CMDH condamné à 6 mois de prison

    Brahim Sballil, membre du CMDH, a été condamné à six mois de prison pour ses propos sur les incidents de Sidi Ifni.

  • Y a t-il eu dérapage à Sidi Ifni ?

    Une commission d'enquête parlementaire cherche à Sidi Ifni, depuis vendredi soir, à déterminer les éventuelles responsabilités des forces de l'ordre et des autorités dans les émeutes qui ont touché la ville le 7 juin dernier. Les organisations de défense des droits de l‘Homme, qui les accusent de graves violations des droits de l'homme, ne sont guère optimistes quant aux résultats de l'enquête.

  • 44 blessés lors d'une intervention policière dans le sud

    Une violente échauffourée, qui a opposé samedi les forces de l'ordre et de jeunes chômeurs qui bloquaient l'entrée du port de Sidi Ifni, a fait 44 blessés dont 27 parmi les forces de l'ordre, a appris l'AFP auprès des autorités locales.