À Rabat, le loyer finit par manger le salaire
Trouver un appartement à Rabat devient une épreuve pour de nombreux habitants. L’offre abordable se raréfie au moment où les loyers restent élevés et où alimentation, transports et dépenses courantes prennent déjà une part croissante du budget.
Dans un reportage réalisé dans la capitale, Al3omk résume la situation par une « pénurie de l’offre » accompagnée d’une flambée des prix. Pour les personnes interrogées, chercher un logement correspondant à leurs moyens devient de plus en plus compliqué.
Sur Bladi.net : Le logement est devenu un luxe inaccessible à Marrakech
Les chiffres du marché donnent une idée de l’écart qui s’est creusé. Selon le bilan 2025 de Mubawab, le loyer moyen d’un appartement vide à Agdal atteignait 11 999 dirhams par mois. Un niveau qui montre jusqu’où les prix peuvent monter dans certains quartiers de Rabat.
Le logement repousse les habitants vers la périphérie
Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’aggrave. Des professionnels de l’immobilier expliquaient déjà que la hausse des loyers poussait une partie des classes moyennes et modestes hors de Rabat. La transformation d’immeubles en hôtels ou résidences hôtelières a également réduit l’offre de logements dans la capitale.
Pour ceux qui restent locataires, le problème est désormais double. Il faut trouver un appartement disponible, puis réussir à absorber son prix alors que le reste des dépenses augmente lui aussi. Le logement devient ainsi la charge qui oblige à réduire tout le reste.
Sur Bladi.net : Au Maroc, 12 000 dirhams à payer avant d’entrer dans un appartement
À Rabat, avoir un salaire ne garantit donc plus de pouvoir se loger facilement dans la ville où l’on travaille. Avant les courses, les déplacements et les autres dépenses du mois, le loyer peut déjà avoir englouti une grande partie du revenu.