En route pour le Maroc, ses vacances sont ruinées par une faute de frappe de la police

- 06h00 - Belgique - Ecrit par : L.A

Prête à s’envoler pour le Maroc depuis Charleroi, une voyageuse a vu ses vacances brusquement annulées. Son passeport a été confisqué à la douane, victime d’une grossière erreur de saisie informatique des forces de l’ordre.

L’incident a éclaté lors du contrôle frontalier. Alors qu’elle s’apprêtait à embarquer avec sa famille en direction du Royaume, cette journaliste s’est heurtée au refus d’une agente. Le système indiquait que son titre de voyage était signalé comme égaré. « Un passeport ne se déclare pas perdu tout seul », lui a-t-on opposé. Le document a été immédiatement saisi pour être détruit, pulvérisant sur-le-champ les billets d’avion et les réservations d’hébergement.

Sur Bladi.net : Voyages vers le Maroc : la règle stricte qui peut ruiner vos vacances à l’aéroport

Cette situation dramatique découle d’une simple faute de frappe. Lors d’une banale déclaration de perte, une policière a encodé par erreur un mauvais numéro, fichant ainsi à tort un document parfaitement valide. L’absence d’alerte lors de la non-correspondance entre le nom et le chiffre saisi a provoqué une diffusion internationale de cette anomalie, comme le révèle le journal Sudinfo.

L’affaire révèle un grave manque de communication entre les différents services de l’État. Avant son départ pour le Maroc, l’administration communale avait formellement validé la pièce. Toutefois, la base de données policière internationale prime lors de l’embarquement et n’est pas connectée aux registres administratifs locaux. Ironiquement, ce même passeport, déjà fiché, avait pourtant été accepté un an plus tôt à l’aéroport d’Amsterdam après une simple vérification de l’agent.

Sur Bladi.net : Maroc : controverse après l’expulsion d’une Britannique

N’importe quel citoyen peut ainsi voir son passeport ou sa carte d’identité annulé à son insu. Face à un tel blocage de dernière minute, les voyageurs se retrouvent totalement démunis au comptoir de l’aéroport. Dans ce dossier précis, les autorités ont fini par admettre leur responsabilité et ont remboursé le séjour gâché, laissant planer le doute sur la fiabilité des procédures d’encodage manuel.