Belgique : la Marocaine Ilham Kadri décroche un bonus record de 40 millions d’euros
Le rapport financier 2025 du groupe chimique belge Syensqo révèle que sa dirigeante d’origine marocaine, Ilham Kadri, a perçu plus de 40 millions d’euros. Cette somme colossale cumule son salaire régulier, diverses primes exceptionnelles et des indemnités de départ.
Ce montant global ravive de fortes tensions au sein de l’entreprise, actuellement fragilisée par une importante chute de sa valeur boursière. La base annuelle ordinaire de la patronne s’élève à 7,6 millions d’euros, un chiffre qui englobe ses revenus fixes, ses parts variables ainsi que plusieurs avantages à long terme.
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À ces émoluments s’ajoute une série de versements contractuels liés à la fin de son mandat. Le document comptable détaille précisément une indemnité de départ de 13,1 millions d’euros, complétée par une clause de non-concurrence fixée à 4,4 millions d’euros. Deux primes de rétention supplémentaires, allouées pour les exercices 2025 et 2026, représentent respectivement 3,5 et 4 millions d’euros.
La facture totale est également alourdie par un remboursement spécifique lié à son déménagement des États-Unis en 2019. Suite à la perte de son statut fiscal avantageux en Belgique début 2024, la société a dû lui verser 7,88 millions d’euros au titre de l’égalisation fiscale, appliquant ainsi des mesures validées par le conseil d’administration de Solvay avant la scission de l’entité.
Bien que l’intéressée ait quitté ses fonctions exécutives en janvier pour adopter un simple rôle de conseillère d’aide à la transition, ces rétributions provoquent la colère des investisseurs. La holding Solvac, gérée par la famille fondatrice, et les actionnaires minoritaires contestent cette politique salariale, rappelant que la dirigeante avait déjà encaissé près de 22 millions d’euros en 2023.
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Ces décisions financières, jugées totalement déconnectées des performances réelles de la société sur les marchés, promettent des échanges particulièrement houleux. La direction de l’entreprise devra justifier ces engagements comptables face aux investisseurs mécontents lors de la prochaine assemblée générale, programmée le 5 mai.