Vols vers le Maroc menacés : le coup de pression de Ryanair sur l’aéroport de Charleroi

- 21h00 - Belgique - Ecrit par : J.K

La compagnie Ryanair menace de supprimer deux millions de sièges à l’aéroport belge de Charleroi dès octobre 2026. Ce bras de fer fiscal avec le gouvernement menace directement de nombreuses dessertes stratégiques, dont les vols à destination du Maroc.

Le transporteur à bas coût accentue la pression sur l’exécutif fédéral belge. Dans un récent communiqué, l’entreprise irlandaise prévient qu’elle réduira drastiquement son offre automnale si la nouvelle taxe sur l’embarquement n’est pas abolie. Cette coupe massive menace la connectivité de la Wallonie vers des destinations clés comme le Maroc, tout en risquant de détruire des milliers d’emplois locaux.

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La direction justifie cet ultimatum par des impératifs de calendrier stricts. Les programmes de vols pour l’hiver 2026 et l’été 2027 seront définitivement actés dès juillet prochain. La compagnie avertit que toute réévaluation gouvernementale ultérieure interviendrait trop tard, soulignant que « le trafic, le tourisme et les emplois belges seront déjà perdus ».

Le litige se concentre exclusivement sur une redevance nationale récemment revalorisée par le gouvernement de Bart De Wever. Initialement fixée à deux euros par passager, cette taxe a atteint cinq euros et devrait grimper progressivement jusqu’à dix, voire onze euros d’ici 2029.

Cette offensive cible l’échelon fédéral après une récente victoire locale. En février 2026, les autorités wallonnes avaient bloqué une taxe communale additionnelle de trois euros à Charleroi. Cette annulation avait permis à Ryanair de maintenir son programme estival et d’augmenter son offre globale de 9 %.

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L’entreprise somme désormais le Premier ministre d’agir sans délai pour éviter un désastre économique. « S’il ne veut pas être responsable de la perte de deux millions de sièges […], alors il devrait immédiatement supprimer cette taxe », exige fermement la compagnie, redoutant la perte de millions d’euros de retombées pour les communautés locales.