Saïdia ne veut plus “dormir” l’hiver et vise plus de MRE

- 12h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

La station balnéaire de Saïdia tente de s’affranchir de son modèle estival pour devenir une destination permanente. Les acteurs locaux appellent à une diversification de l’offre et à une modernisation des infrastructures pour dynamiser l’Oriental toute l’année.

Surnommée la « Perle bleue », Saïdia souffre d’une dépendance excessive au tourisme balnéaire, laissant la ville en sommeil durant l’hiver. Pour les professionnels du secteur, le modèle actuel « soleil et mer » a atteint ses limites. Ils préconisent désormais une exploitation intelligente des atouts naturels à travers le développement d’activités nautiques comme la plongée et le surf, ainsi que des excursions écologiques dans l’arrière-pays de l’Oriental.

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La désaisonnalisation passe également par un calendrier culturel et sportif soutenu. Des membres du conseil régional et des acteurs associatifs, cités par Al3omk, plaident pour la création de festivals artistiques et de parcs de loisirs intégrés. L’objectif est de capter le segment du tourisme familial et de fidéliser la communauté marocaine résidant à l’étranger au-delà de la période estivale, grâce à une offre promotionnelle et patrimoniale ciblée.

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L’accès à la destination demeure un frein majeur pour le développement du pôle. Les acteurs locaux pointent du doigt les difficultés de liaison avec l’aéroport d’Oujda-Angad et l’irrégularité des transports touristiques. Parallèlement, une proposition innovante suggère de transformer la zone frontalière de Beni Lajraf en un espace de mémoire partagée et de coexistence, valorisant ainsi la situation géographique unique de la ville.

Le renforcement de la compétitivité de Saïdia repose enfin sur un virage numérique et une simplification administrative. Une présence accrue sur les plateformes digitales, alliée à des partenariats public-privé plus fluides, permettrait d’attirer de nouveaux investissements. La formation continue de l’élément humain en langues et en communication reste le dernier pilier pour garantir une qualité de service capable de placer la ville sur la carte du tourisme mondial.