À Tanger, il falsifie son acte de mariage pour aller à l’hôtel avec sa cousine (il finit en prison)

- 15h00 - Maroc - Ecrit par : Farid Laamoudi

À Tanger, un homme a écopé d’une peine de prison ferme pour avoir falsifié son acte de mariage. Il cherchait à contourner les restrictions hôtelières en séjournant avec sa cousine, en attendant d’officialiser sa polygamie.

L’affaire a éclaté à la suite d’un différend familial. Le mis en cause s’était uni à sa cousine par la Fatiha, alors qu’il était déjà engagé dans les liens d’un premier mariage. Pour justifier de leur relation auprès des établissements d’hébergement, il a délibérément modifié son document matrimonial initial. L’homme a ainsi substitué le nom de son épouse légitime par celui de sa cousine, espérant faire illusion le temps de finaliser la procédure légale.

Sur Bladi.net : Maroc : une plainte pour adultère fait tomber un réseau de faux mariages

Poursuivi pour délit de falsification d’un document officiel et son utilisation, l’individu a été placé en détention par le procureur général du Roi près la cour d’appel de Tanger. Lors des audiences, le prévenu s’est défendu en affirmant que « la plaignante et son père étaient au courant de la nature de ce document ». Il a insisté sur le fait que cette manœuvre visait exclusivement à faciliter l’accès aux chambres d’hôtel.

Cette version a été fermement contestée par la principale intéressée. C’est en effet la cousine elle-même qui a déclenché les poursuites judiciaires en déposant plainte contre son partenaire. Face aux juges, elle a catégoriquement nié toute complicité, assurant qu’elle ignorait totalement que l’acte présenté aux réceptions des établissements touristiques était un faux.

Sur Bladi.net : Un mariage coutumier pour tromper la justice : un an de prison ferme au Maroc

Le couperet est finalement tombé devant la chambre criminelle d’appel de Tanger. La justice a tranché en condamnant le faussaire à deux années de réclusion, réparties en une année de prison ferme et une autre assortie du sursis. En outre, la juridiction a ordonné au prévenu le versement d’une indemnité civile fixée à 70 000 dirhams au profit de la plaignante.