The Times découvre à Dakhla « la station balnéaire dont vous n’avez jamais entendu parler »

- 09h00 - Maroc - Ecrit par : Nadia El A.

Encore largement méconnue des voyageurs, Dakhla séduit le quotidien britannique The Times. Sa lagune, ses vents constants, son désert et son ciel nocturne en font, selon le journal, une destination exceptionnelle pour les sports nautiques et les séjours en pleine nature.

« La station balnéaire nord-africaine dont vous n’avez jamais entendu parler » : c’est sous ce titre que The Times consacre, ce samedi 12 septembre, un long reportage à Dakhla. Le quotidien britannique décrit une destination encore confidentielle, malgré une réputation déjà solidement établie auprès des surfeurs et des amateurs de kitesurf.

Le principal atout de Dakhla tient à sa géographie. La péninsule s’avance sur une quarantaine de kilomètres dans l’Atlantique et forme une vaste lagune naturelle aux eaux chaudes et peu profondes. Des conditions auxquelles s’ajoutent des vents réguliers, particulièrement recherchés pour le kitesurf, la planche à voile et le windfoil.

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Les premiers surfeurs étrangers ont commencé à fréquenter la région à la fin des années 1990. Le journal attribue notamment l’essor des sports nautiques à Dakhla au véliplanchiste olympique marocain Rachid Roussafi, qui avait rapidement perçu le potentiel de cette immense étendue d’eau balayée par les alizés.

Bien plus que le kitesurf

Le reportage ne réduit toutefois pas Dakhla à ses spots de glisse. La journaliste raconte ses baignades dans la lagune, la découverte de la Dune blanche, une visite dans une ferme ostréicole ainsi qu’une excursion vers Imlili et ses étonnants bassins naturels au milieu du désert.

Le paysage, comparé par endroits à la surface de Mars, constitue l’autre grande surprise du séjour. La nuit, l’éloignement des grandes agglomérations et la proximité du tropique du Cancer permettent d’observer la Voie lactée dans un ciel presque dépourvu de pollution lumineuse.

The Times s’intéresse aussi à l’évolution de l’offre hôtelière. Le journal séjourne dans un établissement conçu pour limiter son impact environnemental, utilisant notamment la ventilation naturelle et l’énergie solaire. Routes, stations-service, hôtels et appartements se multiplient parallèlement autour de Dakhla, signe des ambitions touristiques croissantes du Maroc pour la région.

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Pour les voyageurs, la conclusion du reportage est nettement plus légère : Dakhla réunit dans un même séjour une lagune propice aux sports nautiques, des paysages désertiques spectaculaires, des huîtres locales et des nuits sous les étoiles. Une destination que The Times présente comme encore préservée du tourisme de masse, mais probablement plus pour très longtemps.