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Toulouse : des sociétés marocaines au cœur d’une vaste escroquerie

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30 juin 2020 - 07h00 - Société

Trois individus sont mis en examen dans le cadre d’une affaire d’escroquerie présumée à la crevette dont l’un des cerveaux est Mike Layani, un Franco-Américain propriétaire de plusieurs sociétés marocaines. La pratique consistait à recruter des souscripteurs en région toulousaine capables d’investir dans des bassins d’élevage au Brésil ou des couches-culottes au Maroc.

En tout, 16 apporteurs d’affaires ont réussi à démarcher de potentiels clients à qui des gains mirobolants avaient été promis. Deux de ces démarcheurs, L. M. et L.F, tous deux âgés de 47 ans, ont été mis en examen pour exercice illégal d’activité de conseil d’investissement financier, rapporte La Dépêche. Il leur est également reproché d’avoir perçu respectivement 57 000 € et 328 000 € d’honoraires en tant qu’intermédiaires.

Ces montants auraient directement transité via les sociétés marocaines de Mike Layani, lesquelles proposaient de juteux placements aux personnes démarchées, dans l’élevage de crevettes, langoustes et la production de couches-culottes. L’itinéraire emprunté : transit des sommes investies via ces sociétés marocaines, puis leur rapatriement sur différents comptes de l’homme d’affaires toulousain. En 2013, Tracfin, l’organisme antiblanchiment de Bercy, avait été alerté sur des flux croisés entre différents comptes de ces sociétés et ceux des intermédiaires mis en examen, rappelle la même source.

Avec un portefeuille de 36 clients, L.M, l’Albigeois, aurait rapporté plus de 3 millions d’euros aux sociétés marocaines. Mais les investisseurs n’ont aucunement perçu les gains promis. L’intermédiaire, lui, aurait perçu 100 000 € mais a également perdu beaucoup d’argent. L’Italien L.F est, lui, aussi mis en examen pour exercice illégal d’activité de conseil d’investissement financier. Sa famille aurait investi plus de 6 millions d’euros. Tout comme l’Albigeois, l’Italien a aussi perdu beaucoup d’argent. En tout, 240 000 € à titre personnel, ce qui fait également de lui une victime.

Un consultant en entreprise âgé de 72 ans est le troisième homme mis en examen mais pour « complicité d’escroquerie ». Considéré comme le second cerveau de cette vaste escroquerie, il avait un rôle de conseiller auprès des investisseurs internationaux. À l’époque, il résidait à Tanger, au Maroc. Avant sa convocation par la justice, il résidait dans les Landes ces dernières années.

Mots clés: Escroquerie , Brésil , Toulouse

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