Il entre à l’université à 15 ans, décroche son master à 20 ans et vise déjà un doctorat

- 15h00 - Belgique - Ecrit par : Sébastien A.

À 15 ans, Sallah Eddine Dassy entrait à l’université, au grand étonnement de son entourage. Cinq ans plus tard, ce jeune Belgo-Marocain vient de décrocher son master avec grande distinction à Bruxelles. Et il ne compte pas s’arrêter là : un doctorat en intelligence artificielle l’attend désormais.

« On m’a dit que je n’allais pas m’adapter ou que j’allais passer à côté de ma jeunesse. » Sallah Eddine Dassy en sourit aujourd’hui. À seulement 20 ans, il vient d’obtenir son master d’ingénieur de gestion à l’Université libre de Bruxelles (ULB), avec grande distinction. Une belle revanche pour ce jeune Belgo-Marocain qui, cinq ans plus tôt, quittait les bancs du secondaire pour rejoindre des étudiants bien plus âgés que lui. « J’ai passé les meilleures années de ma vie », confie-t-il à Sudinfo.

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Son parcours avait commencé à prendre une tournure inhabituelle dès l’école primaire, où ses excellents résultats lui avaient permis de sauter une classe. Au secondaire, il avance encore plus vite, notamment grâce à l’enseignement à distance. Puis arrive le confinement lié au Covid. « On passait une grande partie de notre temps à nous ennuyer », se souvient-il.

Le préfet de son établissement lui suggère alors de tenter directement l’examen d’admission à l’université. À 14 ans, Sallah Eddine se plonge dans le programme des deux dernières années du secondaire, passe les épreuves et décroche son billet pour la prestigieuse Solvay Brussels School. La rentrée suivante, il n’a que 15 ans.

Un mémoire sur l’intelligence artificielle noté 18/20

Les débuts sont pourtant loin d’être faciles. « J’ai beaucoup galéré la première année », reconnaît le jeune diplômé. Il lui faut trouver ses marques, s’habituer aux exigences universitaires et au rythme des cours. Côté vie sociale, en revanche, son âge ne lui pose guère de difficultés. Avec sa taille et son apparence de jeune homme de 18 ans, il se fond rapidement parmi les autres étudiants et se fait des amis.

Ses résultats progressent ensuite d’année en année. Pour son mémoire consacré aux intelligences artificielles génératives, il obtient 18/20. Un travail suffisamment remarqué pour être sélectionné parmi les candidats au prix des mémoires de Solvay, avec une présentation organisée lundi 5 octobre à l’ULB.

Sa mère, Fatima, ne cache pas sa fierté. C’est elle, avec son père, qui l’avait encouragé à saisir cette chance malgré son jeune âge. « Vas-y, fonce, c’est une opportunité à saisir », lui avaient-ils conseillé. Aujourd’hui, elle voit en son fils « un exemple pour son entourage ».

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Et Sallah Eddine a déjà d’autres projets en tête. En 2025, il a lancé Studacy, une agence qui accompagne les étudiants étrangers souhaitant poursuivre leur cursus en Belgique. Une première expérience entrepreneuriale qu’il entend prolonger avec un doctorat consacré à l’entrepreneuriat et à l’intelligence artificielle.

« Je pense qu’il y a encore beaucoup de choses à accomplir », assure le jeune homme, visiblement plus pressé de relever de nouveaux défis que de savourer son diplôme.