Yassine Jebbour : l’ancien international marocain devenu thérapeute
Ancien international marocain formé au PSG, Yassine Jebbour a quitté le football professionnel à 25 ans pour devenir thérapeute Gestalt. Il dénonce aujourd’hui le tabou persistant de la santé mentale dans un milieu privilégiant l’image de l’athlète surpuissant.
Formé au Paris Saint-Germain et passé par Rennes ou Montpellier, le défenseur aux deux sélections avec le Maroc a brutalement interrompu sa carrière en 2016. Alors sous contrat avec le SC Bastia, il a choisi de se retirer par conviction personnelle, affirmant ne plus se sentir « à l’aise » dans les valeurs du football professionnel, explique Nice Matin.
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Ce virage radical vers la thérapie Gestalt, une méthode d’exploration du passé pour favoriser la mise en « mouvement », a nécessité cinq années de formation. Pour l’ex-joueur, ce choix répondait à une volonté profonde de vivre « autre chose » après avoir estimé que son parcours sur les terrains était arrivé à son terme.
Désormais installé à Nice, Jebbour cumule son activité de thérapeute avec un rôle de mentor pour footballeurs. Il utilise son expérience du haut niveau pour aider les joueurs à gérer les doutes et les exigences de l’excellence, affirmant que son « chemin était ailleurs » que dans la compétition pure.
Santé mentale et tabous dans le football professionnel
L’ancien défenseur souligne la résistance du monde du football face aux enjeux psychologiques, particulièrement chez les jeunes. Il estime que le sujet n’est pas pris assez au sérieux, notant que sa propre carrière aurait été « bien plus houleuse » sans l’accompagnement d’un coach mental dès ses 21 ans.
Malgré la libération de la parole par certains joueurs comme Samuel Umtiti ou Florian Thauvin, Jebbour déplore que la majorité des professionnels souffre toujours en silence. Il évoque une « politique du footballeur surpuissant » qui ne serait qu’une façade masquant les pressions réelles liées à l’argent, à la performance et à l’entourage.
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Le thérapeute regrette la distance maintenue par de grands clubs français vis-à-vis du suivi psychologique structuré. Convaincu qu’un « boulevard de développement » existe pour améliorer l’encadrement, il appelle à briser l’image de l’athlète sans peur pour affronter la réalité des fragilités cachées dans les centres de formation et les vestiaires.