Affaire Achraf Hakimi : l’avocate de la plaignante sort du silence
Le footballeur international marocain Achraf Hakimi a été renvoyé mardi devant la cour criminelle des Hauts-de-Seine pour viol. Le défenseur conteste fermement ces accusations, dénonçant une tentative de chantage financier de la part de la plaignante.
Le renvoi devant la juridiction criminelle fait suite à une procédure ouverte après des faits présumés survenus en février 2023. Sur ses réseaux sociaux, le joueur a déclaré attendre « avec calme ce procès qui permettra que la vérité éclate publiquement », affirmant que l’accusation est fausse.
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L’avocate du défenseur, Me Fanny Colin, soutient que le dossier repose uniquement sur la parole d’une femme qui aurait fait « obstacle à toutes les investigations ». La défense affirme que la plaignante a refusé les examens médicaux, les recherches ADN ainsi que l’exploitation de son téléphone portable.
Selon le conseil du joueur, deux expertises psychologiques auraient révélé un manque de lucidité de la plaignante et l’absence de syndrome post-traumatique. Elle accuse également la jeune femme d’avoir tenté de dissimuler des messages projetant de « dépouiller » l’athlète de haut niveau.
Justice et violences sexuelles dans le sport
En réponse, l’avocate de la partie civile, Rachel-Flore Pardo, a dénoncé des propos « calomnieux » et insultants. Elle précise que sa cliente s’est présentée au commissariat dès le jour des faits pour les dénoncer, bien qu’elle n’ait pas déposé plainte immédiatement.
La défense de la plaignante souligne que le renvoi est motivé par des « déclarations constantes et circonstanciées » et de nombreux éléments matériels, dont des SMS. Elle pointe également des contradictions dans les versions d’Achraf Hakimi et les témoignages de certains de ses proches.
Sur Bladi.net : Achraf Hakimi victime d’une tentative de racket ?
Rachel-Flore Pardo a enfin critiqué la banalisation des violences sexuelles dans le milieu du football masculin. Elle a regretté que ces affaires soient souvent réduites à des manigances financières, affirmant que c’est sa cliente qui est la victime et non le joueur.