Affaire Omar Radi : un témoin à décharge dans de sales draps

- 13h30 - Maroc - Ecrit par : S.A

Alors qu’il est appelé à témoigner en faveur de son confrère et militant des droits humains Omar Radi, visé par une plainte pour viol, un journaliste se retrouve dans un ennui judiciaire. Il est poursuivi pour "complicité de viol".

Dans une déclaration à l’AFP, l’avocat Miloud Kandil a laissé entendre qu’Imad Stitou, unique témoin à décharge dans cette affaire, a été auditionné jeudi "en tant qu’accusé" par le juge d’instruction à Casablanca. Le journaliste Omar Radi, 34 ans, a été placé en détention préventive fin juillet dans une double affaire de viol et d’espionnage.

Il est également poursuivi pour une affaire d’ébriété publique avec son ami Imad Stitou, journaliste du site le Desk. À l’origine de cette affaire, une altercation avec deux cameramen qui les filmaient à la sortie d’un bar. Radi a été accusé de viol par une employée du Desk. Il rejette l’accusation, et assure qu’il n’y avait eu entre eux qu’une "relation consentie".

De son côté, Imad Stitou a "attesté dès l’enquête préliminaire de la gendarmerie du caractère consensuel de la relation sexuelle incriminée", fait savoir son comité de soutien. "En changeant le statut du seul témoin, le ministère public tente de priver Omar Radi de son droit fondamental à un procès équitable et de lui enlever une preuve de son innocence", dénonce le comité dans un communiqué.

  • Le procès du journaliste marocain Omar Radi renvoyé au 27 avril

    A peine ouvert, la cour d'appel de Casablanca a suspendu et renvoyé au 27 avril le procès du journaliste Omar Radi poursuivi pour « viol » et espionnage, et en prison depuis fin juillet 2020.

  • Nouvelle condamnation pour le journaliste Omar Radi

    Alors qu'il purge une peine de six ans dans une double affaire d'« espionnage » et de « viol », le journaliste Omar Radi a été condamné jeudi, à une nouvelle peine de trois mois de prison avec sursis par la justice marocaine.

  • Omar Radi condamné en appel à six ans de prison

    Accusé de viol et d'espionnage, le journaliste marocain Omar Radi a été condamné en appel jeudi à six ans de prison ferme.

  • Lourde peine de prison pour Omar Radi

    La Cour d'appel de Casablanca a condamné ce lundi 19 juillet, le journaliste Omar Radi à 6 ans de prison. Une mauvaise nouvelle pour les associations de défense des droits de l'Homme, qui ont tout le temps appelé à sa libération, dénonçant un procès politique. Le journaliste marocain faisait l'objet d'une double enquête d'« espionnage » et de « viol »

  • Omar Radi restera en prison

    La chambre criminelle de la cour d'appel de Casablanca a rejeté une nouvelle fois, la demande de liberté provisoire du journaliste Omar Radi, accusé d'espionnage et de viol et en détention préventive depuis huit mois. Toutefois, le journaliste est autorisé à accéder à son dossier.

  • Malade, Omar Radi suspend sa grève de la faim

    Le journaliste Omar Radi a suspendu vendredi sa grève de la faim entamée, il y a 21 jours, pour des raisons de santé, a annoncé sa famille.

  • Procès d'Omar Radi : le journaliste retourne au tribunal le 29 octobre

    Le procès le journaliste Omar Radi, pour « ébriété publique » avec « injures » avec un de ses collègues Imad Stitou, lui, en liberté, s'est ouvert jeudi devant le tribunal de première instance de Casablanca avant d'être immédiatement renvoyé au 29 octobre.

  • Omar Radi auditionné par un juge d'instruction

    Le journaliste marocain et militant des droits de l'homme, Omar Radi, placé en détention préventive depuis la fin du mois de juillet, a été interrogé le mardi 22 septembre, pour la première fois par un juge d'instruction. Ceci dans le cadre d'une double affaire de viol et d'espionnage.

  • Maroc : Omar Radi et Soulaiman Raïssouni en grève de la faim

    Les journalistes marocains Omar Radi et Soulaiman Raïssouni ont décidé d'observer une grève de la faim de 24 heures, le 10 décembre, journée mondiale des droits de l'Homme, pour protester contre le maintien de leur détention provisoire sans procès.

  • Omar Radi : Amnesty International demande un nouveau procès

    Au lendemain de la condamnation à six ans de prison du journaliste marocain Omar Radi pour viol et espionnage, Amna Guellali, directrice régionale adjointe pour l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient à Amnesty International, a déclaré que le procès a été entaché par des violations flagrantes des règles de procédure. Elle considère que le journaliste d'investigation a été harcelé par les autorités marocaines pour avoir critiqué et dénoncé les violations des droits humains et la corruption.