Nouvelle condamnation pour le journaliste Omar Radi

- 21h00 - Maroc - Ecrit par : A.T

Alors qu’il purge une peine de six ans dans une double affaire d’«  espionnage  » et de «  viol  », le journaliste Omar Radi a été condamné jeudi, à une nouvelle peine de trois mois de prison avec sursis par la justice marocaine.

Selon l’AFP, qui cite l’avocat Me Miloud Kandil, les déboires d’Omar Radi avec la justice remontent en juillet 2020, où se sentant «  harcelé  », à la sortie d’un bar, il était rentré en altercation avec deux journalistes de Chouf TV. Le militant en détention provisoire avait affirmé être poursuivi en raison de ses opinions critiques du pouvoir.

En juillet dernier, il a encore écopé de six ans de prison ferme dans une affaire de «  viol  » et d’ «  espionnage  ».

Le cas Imad Stitou

Imad Stitou, 32 ans, a été condamné, lui, à un an de prison, dont six mois ferme dans la même affaire. Il avait d’abord été présenté comme l’unique témoin à décharge dans l’affaire de viol avant d’être poursuivi en état de liberté au cours de l’instruction. Imad Stitou demeure aujourd’hui libre.

A lire : Lourde peine de prison pour Omar Radi

Les peines des deux journalistes ont été assorties d’un dédommagement de 200 000 dirhams à la partie civile, avec une contribution à hauteur d’un tiers pour Imad Stitou. Son cas a mobilisé au Maroc comme à l’étranger : des défenseurs des droits humains, des intellectuels et des responsables politiques réclamaient sa libération provisoire.

  • Omar Radi condamné en appel à six ans de prison

    Accusé de viol et d'espionnage, le journaliste marocain Omar Radi a été condamné en appel jeudi à six ans de prison ferme.

  • Lourde peine de prison pour Omar Radi

    La Cour d'appel de Casablanca a condamné ce lundi 19 juillet, le journaliste Omar Radi à 6 ans de prison. Une mauvaise nouvelle pour les associations de défense des droits de l'Homme, qui ont tout le temps appelé à sa libération, dénonçant un procès politique. Le journaliste marocain faisait l'objet d'une double enquête d'« espionnage » et de « viol »

  • Omar Radi : ouverture du procès en appel

    Le journaliste Omar Radi, condamné à six ans de prison sera à nouveau devant le juge ce jeudi, dans le cadre de son procès en appel.

  • Affaire Omar Radi : un témoin à décharge dans de sales draps

    Alors qu'il est appelé à témoigner en faveur de son confrère et militant des droits humains Omar Radi, visé par une plainte pour viol, un journaliste se retrouve dans un ennui judiciaire. Il est poursuivi pour "complicité de viol".

  • Le militant Noureddine Aouaj écope de deux ans de prison ferme

    Condamné pour « outrage aux institutions constitutionnelles, d'insultes à un corps constitué et incitation à commettre un crime », le militant Noureddine Aouaj a été condamné jeudi, à deux ans de prison ferme par le tribunal de première instance de Casablanca.

  • Le procès du journaliste marocain Omar Radi renvoyé au 27 avril

    A peine ouvert, la cour d'appel de Casablanca a suspendu et renvoyé au 27 avril le procès du journaliste Omar Radi poursuivi pour « viol » et espionnage, et en prison depuis fin juillet 2020.

  • Omar Radi : Amnesty International demande un nouveau procès

    Au lendemain de la condamnation à six ans de prison du journaliste marocain Omar Radi pour viol et espionnage, Amna Guellali, directrice régionale adjointe pour l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient à Amnesty International, a déclaré que le procès a été entaché par des violations flagrantes des règles de procédure. Elle considère que le journaliste d'investigation a été harcelé par les autorités marocaines pour avoir critiqué et dénoncé les violations des droits humains et la corruption.

  • Réaction des États-Unis suite à la condamnation de Soulaiman Raissouni

    Les États-Unis ont réagi à la condamnation du journaliste Soulaiman Raissouni qui a écopé de cinq ans de prison ferme pour viol et séquestration. Ils disent suivre de près l'affaire Omar Radi, un autre journaliste, également poursuivi pour des motifs similaires.

  • La condamnation de Toufik Bouachrine à 15 ans de prison maintenue

    La cour de cassation a confirmé la condamnation de Taoufik Bouachrine à 15 ans de prison. Le patron du défunt quotidien Akhbar Al-Yaoum, avait été condamné en appel à quinze ans de prison ferme pour « traite d'êtres humains », « abus de pouvoir à des fins sexuelles », « viol et tentative de viol ».

  • Le procès du journaliste Omar Radi renvoyé au 15 juin

    Le procès du journaliste Omar Radi est renvoyé au 15 juin prochain. Cette décision intervient après que ses avocats ont mis en avant les « irrégularités » qui plombent le volet « espionnage » de ce dossier.