Réaction des États-Unis suite à la condamnation de Soulaiman Raissouni

- 14h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Les États-Unis ont réagi à la condamnation du journaliste Soulaiman Raissouni qui a écopé de cinq ans de prison ferme pour viol et séquestration. Ils disent suivre de près l’affaire Omar Radi, un autre journaliste, également poursuivi pour des motifs similaires.

« Nous notons que Soulaiman Raissouni a allégué qu’il y a eu violations des garanties d’un procès équitable. Nous pensons que le processus judiciaire qui a conduit à ce verdict contredit la promesse fondamentale du système marocain de procès équitables pour les personnes accusées de crimes, et il est en contradiction avec la promesse de la Constitution de 2011 et le programme de réformes mené par le roi Mohammed VI », a déclaré Ned Price, porte-parole du département d’État, lors d’un point de presse lundi dernier.

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Il affirmera que les États-Unis sont préoccupés par l’impact négatif de l’affaire sur les libertés d’expression et d’association au Maroc. « La liberté de presse est fondamentale pour des sociétés prospères et sûres, et les gouvernements doivent veiller à ce que les journalistes puissent exercer en toute sécurité leurs rôles essentiels sans craindre des violences ou des menaces », dit-il. Aussi, a-t-il fait savoir que l’administration Biden suit de près l’affaire Soulaiman Raissouni comme celles d’autres journalistes actuellement en détention, celle d’Omar Radi y compris. « Nous avons fait part de ces préoccupations au gouvernement marocain et continuerons de le faire », a-t-il indiqué.

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Vendredi, la Cour d’appel de Casablanca a condamné le journaliste Soulaimane Raissouni à cinq ans de prison ferme pour viol et séquestration. Depuis mai 2020, il est en détention préventive suite à une plainte d’Adam Muhammed, un militant LGBT pour « agression sexuelle ». Reporters sans Frontières réclame sa libération dans l’attente d’un procès en appel «  équitable  ».

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    La Cour d'appel de Casablanca a condamné, vendredi 9 juillet, le journaliste Soulaimane Raissouni à cinq ans de prison ferme pour viol et séquestration. Il est en grève de la faim depuis plus de 90 jours.

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    Le procès en appel du journaliste marocain Soulaïmane Raïssouni, condamné en première instance à cinq ans de prison pour « agression sexuelle », a été ajourné immédiatement après son ouverture.

  • RSF préoccupé par l'état de santé de Soulaimane Raissouni réclame sa libération

    Le verdict dans l'affaire du journaliste marocain Soulaimane Raissouni est tombé. Le Rédacteur en chef du quotidien Akhbar Al Yaoum a été condamné à cinq ans de prison assortie d'une amende de 100 000 dirhams (environ 9 500 euros), pour « agression sexuelle » sur un militant LGBT. Son comité de soutien et Reporters sans Frontières réclament sa libération dans l'attente d'un procès en appel « équitable ».

  • Soulaimane Raissouni suspend sa grève de la faim

    L'avocat du journaliste marocain Soulaimane Raissouni, condamné le 9 juillet dernier à cinq ans de prison pour « agression sexuelle », a indiqué son client a décidé de mettre fin à la grève de la faim qu'il a entamée il y a 118 jours. Il demande à être hospitalisé.

  • Soulaimane Raissouni met fin à sa grève de la faim

    Après 122 jours, le journaliste marocain Soulaimane Raissouni a mis fin à la grève de la faim qu'il avait entamée pour dénoncer son procès qu'il qualifie de politique et d'arbitraire. Le journaliste a été condamné à cinq ans de prison, en juillet dernier pour « agression sexuelle » à la suite d'une plainte déposée par un militant LGBT. Des faits qu'il conteste, assurant qu'il est poursuivi « à cause de ses opinions ».

  • Le Maroc répond aux accusations de Ned Price

    Suite aux déclarations du Département d'État américain au sujet de la condamnation de Souleimane Raissouni à une peine de cinq ans de prison ferme pour une affaire de droit commun, tandis que le procès d'Omar Radi est en cours de jugement, la Délégation Interministérielle aux Droits de l'Homme et Mohamed Salah Tamek, Délégué Général de la Délégation Générale à l'Administration Pénitentiaire et à la Réinsertion, ont réagi vivement.

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    En soutien au journaliste Soulaiman Raissouni, le comité France de soutien à Maâti Monjib lance une campagne internationale de grève de la faim le mercredi 26 mai 2021. À cet effet, il invite les hommes et femmes démocrates à observer demain une grève de la faim symbolique de 24 h.

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    La police marocaine a dispersé vendredi à Rabat, une manifestation de jeunes qui exigeaient la libération des journalistes Omar Radi et Soulaiman Raïssouni, tous deux en détention provisoire et en grève de la faim depuis la semaine dernière.

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    La Cour d'appel de Casablanca a condamné ce lundi 19 juillet, le journaliste Omar Radi à 6 ans de prison. Une mauvaise nouvelle pour les associations de défense des droits de l'Homme, qui ont tout le temps appelé à sa libération, dénonçant un procès politique. Le journaliste marocain faisait l'objet d'une double enquête d'« espionnage » et de « viol »

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    Les deux vidéos du journaliste Soulaimane Raissouni publiées par la Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) ne sont pas du goût du chef du gouvernement. Saad Eddine El Othmani a jugé l'acte « inacceptable », lors d'une réunion tenue mardi 20 juillet à Rabat.