Le Maroc répond aux accusations de Ned Price

- 11h20 - Maroc - Ecrit par : A.T

Suite aux déclarations du Département d’État américain au sujet de la condamnation de Souleimane Raissouni à une peine de cinq ans de prison ferme pour une affaire de droit commun, tandis que le procès d’Omar Radi est en cours de jugement, la Délégation Interministérielle aux Droits de l’Homme et Mohamed Salah Tamek, Délégué Général de la Délégation Générale à l’Administration Pénitentiaire et à la Réinsertion, ont réagi vivement.

Dans un communiqué, la délégation conduite par Mustapha Ramid a indiqué que la déclaration du porte-parole du Département d’État US est basée sur des informations « partiales » émanant exclusivement des soutiens des accusés.

« Ces informations ont sciemment occulté le point de vue des plaignants et de leurs défenses, allant jusqu’à renier leur statut même de victime et leur droit universellement reconnu à déposer plainte », a précisé la Délégation qui a exprimé son étonnement vis-à-vis de la déclaration du porte-parole du Département d’État américain.

Selon elle, Ned Price « se réfère uniquement aux allégations de la personne condamnée, en se focalisant sur son statut professionnel  », et à des prétendues « violations des normes relatives au procès équitable », alors que le parquet compétent dans son communiqué du 12 juillet 2021 a clairement mis en exergue le caractère équitable dudit procès ».

En réaction de l’aspect relatif au non-respect de la constitution relevé par le porte-parole américain, le DIDH a insisté que « le Maroc étant attaché au respect des droits fondamentaux de tous les justiciables, quels que soient leurs statuts ».

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Dans ce sens, « le Maroc demeure profondément attaché à la consolidation des valeurs des libertés individuelles et collectives, notamment les libertés d’expression et d’association, qui ne cessent de se développer, dans le cadre d’une société prospère, tolérante et inclusive, bannissant l’arbitraire, l’injustice et la violence », a conclu la Délégation.

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