Réaction de l’Algérie suite aux accusations d’espionnage contre le Maroc

- 15h20 - Maroc - Ecrit par : S.A

L’Algérie, un des pays victimes du logiciel israélien Pegasus, a réagi aux accusations d’espionnage contre le Maroc. Le voisin de l’Est condamne « vigoureusement cette inadmissible atteinte systématique aux droits de l’Homme et libertés fondamentales ».

Nouvelle réaction suite aux révélations sur le logiciel Pegasus. Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, « l’Algérie exprime sa profonde préoccupation suite aux révélations émanant d’un consortium de nombreux organes de presse de grande renommée professionnelle et faisant état de l’utilisation à large échelle par les autorités de certains pays, et tout particulièrement par le royaume du Maroc, d’un logiciel d’espionnage dénommé +Pegasus+ contre des responsables et citoyens algériens, ainsi que des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme à travers le monde ».

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Selon l’enquête menée par Forbidden Stories et ses partenaires, plus de 6000 numéros algériens auraient été piratés par le client marocain de la société israélienne NSO Group et utilisateur du spyware Pegasus. « L’Algérie condamne vigoureusement cette inadmissible atteinte systématique aux droits de l’Homme et libertés fondamentales qui constitue également une violation flagrante des principes et normes régissant les relations internationales », ajoute la même source. Aux yeux d’Alger, « cette pratique illégale, malvenue et dangereuse, met en péril le climat de confiance qui doit présider aux échanges et interactions entre les responsables et représentants des États ».

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« Étant directement concernée par ces attaques, l’Algérie se réserve le droit de mettre en œuvre sa stratégie de riposte et se tient prête à participer à tout effort international destiné à établir collectivement les faits et à faire la lumière sur la matérialité et l’ampleur de ces crimes qui menacent la paix et la sécurité internationales, ainsi que la sécurité humaine », poursuit le ministère algérien, précisant que toute impunité constituerait un précédent extrêmement dommageable à la conduite de relations amicales et de coopération entre les États conformément au droit international.

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