Pegasus : le Maroc joue la carte de la fermeté

- 14h40 - Maroc - Ecrit par : S.A

Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger a réagi à la prétendue infiltration des téléphones de plusieurs personnalités publiques nationales et étrangères à travers le logiciel israélien Pegasus. Il martèle que toute personne ou organisme portant des accusations contre le Maroc devra en produire la preuve, ou assumer sa dénonciation calomnieuse devant la justice.

« La justice est là précisément pour vérifier les accusations à l’aune des preuves matérielles et tangibles. Certaines personnes ont choisi cette voie. Elles y feront valoir les preuves qu’elles ont, ou n’ont pas. […] Le Maroc aussi a choisi de faire confiance à la justice, en interne et à l’international », a déclaré le chef de la diplomatie marocaine dans un entretien à Jeune Afrique. Pour Nasser Bourita, les révélations sur le logiciel Pegasus sont un « écran de fumée », et un « coup de bluff […] monté de toutes pièces et sans preuve aucune ».

Il appelle à « jeter la lumière sur les faits, loin de la polémique et de la calomnie ». « C’est ce que ne font ni Forbidden Stories ni Amnesty International, qui se basent uniquement sur de pures supputations », estime le chef de la diplomatie marocaine. Selon lui, certains titres syndiqués au sein de ce consortium international « servent des agendas bien connus pour leur hostilité primaire envers le Maroc et sont « ulcérés par ses succès sous le leadership du roi Mohammed VI  ».

À lire : Affaire Pegasus : le Maroc est « victime d’une campagne de déstabilisation »

Le ministre dénonce un « sabotage à grande échelle » qui n’a rien à voir avec le journalisme. « Certains dans ce cartel de supports médiatiques et d’ONG n’arrivent pas à se faire à la réalité du Maroc qui réussit, se renforce et consolide sa souveraineté à tous les niveaux », ajoute-t-il, faisant observer que le royaume d’aujourd’hui est un acteur régional « influent et incontournable », dont la voix est écoutée au sein des grandes institutions internationales et continentales telles que l’ONU et l’UA.

À lire : Pegasus : ouverture d’une enquête au Maroc suite aux accusations d’espionnage

« Le Maroc d’aujourd’hui est un ’pourvoyeur de paix et de sécurité’ dans son environnement régional et ’un partenaire sécuritaire fiable’ auprès de plusieurs pays dans la lutte internationale contre le terrorisme, qu’il a aidés à déjouer des attentats terroristes, notamment aux États-Unis, dans plusieurs pays d’Europe, d’Asie et d’Afrique », ajoute le chef de la diplomatie marocaine. « Avec la satisfaction du devoir accompli et la reconnaissance des amis et partenaires, nous nous passons donc bien volontiers du satisfecit d’Amnesty International et de Forbidden Stories », a fait remarquer Nasser Bourita.

  • Le Maroc porte plainte contre un journal allemand

    L'ambassadeur du Maroc à Berlin, Zohour Alaoui, a déposé au nom du Royaume, une demande d'injonction à l'encontre de la société d'édition de journaux « Süddeutsche Zeitung GmbH », pour « allégations mensongères dans le cadre d'un reportage sur l'utilisation présumée du logiciel espion Pegasus par le Royaume du Maroc ».

  • Réaction de l'Algérie suite aux accusations d'espionnage contre le Maroc

    L'Algérie, un des pays victimes du logiciel israélien Pegasus, a réagi aux accusations d'espionnage contre le Maroc. Le voisin de l'Est condamne « vigoureusement cette inadmissible atteinte systématique aux droits de l'Homme et libertés fondamentales ».

  • Le téléphone du roi Mohammed VI espionné ?

    Le roi Mohammed VI et des membres de la famille royale auraient été sélectionnés comme cibles par un utilisateur du logiciel israélien Pegasus. C'est ce que révèle l'enquête menée par le consortium international créé par Forbidden Stories.

  • Pegasus : le Maroc porte plainte à Paris

    Le Maroc a décidé de porter plainte pour diffamation à Paris contre Amnesty International et Forbidden Stories à l'origine des accusations d'espionnage contre le royaume.

  • Affaire Pegasus : Bourita et Laftit convoqués au parlement

    Alors que le Maroc a ouvert une enquête judiciaire sur les accusations d'espionnage et porté plainte à Paris, le Parti authenticité et modernité (PAM) a convoqué deux ministres devant le Parlement.

  • Pegasus : « les attaques contre le Maroc visent sa stabilité » selon El Othmani

    Le chef du gouvernement marocain s'est prononcé sur l'affaire Pegasus au cours d'une émission télévisée. El Othmani a dénoncé les organisations Forbidden Stories, Amnesty International et le consortium de médias éditeur de l'étude polémique sur le logiciel Pegasus qui, selon lui, ciblent le Maroc.

  • Pegasus : le Maroc saisit la justice espagnole

    Accusé d'avoir espionné les téléphones portables de plusieurs journalistes espagnols à l'aide du logiciel israélien Pegasus, le Maroc a mandaté le cabinet d'avocats Ernesto Díaz-Bastien d'engager une action en justice contre les auteurs de ces accusations.

  • Le chef de la diplomatie israélienne attendu au Maroc

    Yaïr Lapid, ministre israélien des Affaires étrangères se rendra au Maroc le 11 août pour une visite de travail de deux jours. Quelques jours plus tôt, il avait adressé une invitation à son homologue marocain Nasser Bourita.

  • Le Maroc accusé d'avoir espionné l'Algérie à l'aide de Pegasus

    Le Maroc aurait espionné de nombreux responsables algériens, dont Saïd Bouteflika, frère de l'ancien président déchu Abdelaziz Bouteflika, à l'aide du logiciel israélien Pegasus. C'est ce qu'affirme le journal Le Monde qui a publié une enquête menée sur 6000 numéros.

  • L'arrivée du chef de la diplomatie israélienne au Maroc se précise

    Les autorités marocaines et israéliennes s'activent pour la première visite officielle au Maroc de Yaïr Lapid, ministre israélien des Affaires étrangères. Il est attendu dans le royaume le 11 août, où il procédera à l'inauguration de la mission diplomatique israélienne.