Pegasus : nouvelle plainte du Maroc à Paris

- 20h30 - Maroc - Ecrit par : S.A

Le Maroc a décidé de porter plainte pour diffamation à Paris contre le journal français « L’humanité », l’un des 17 partenaires du consortium formé par Forbidden Stories, qui est à l’origine des accusations d’espionnage contre le royaume.

Nouvelles ripostes judiciaires du Maroc en France dans le cadre des révélations du « Projet Pegasus ». Cette fois, le royaume a déposé plainte pour diffamation contre le quotidien L’Humanité, rapporte l’AFP. Fin juillet, les services de renseignement marocains étaient accusés d’avoir ciblé des journalistes français du journal Le Monde, de France Télévisions, de France 24, de L’Humanité (la journaliste autrice de l’article visé par la plainte, Rosa Moussaoui), leurs homologues marocains et algériens, des personnalités françaises, algériennes, des défenseurs de droit de l’Homme, en vue d’une possible infection de leur téléphone par le puissant logiciel espion Pegasus, fabriqué par la société israélienne NSO Group.

À lire : Pegasus : le Maroc porte plainte à Paris

Des accusations que Rabat avait rejetées. Dans un communiqué, le Maroc avait assuré n’avoir « jamais acquis de logiciels informatiques pour infiltrer des appareils de communication, de même que les autorités marocaines n’ont jamais eu recours à ce genre d’actes ». Aussi, avait-il souligné « le collectif médiatique, dans l’ensemble des articles de presse qu’il a diffusés, est incapable jusqu’à présent de fournir des preuves pour appuyer ses allégations ».

À lire : Des médias français portent plainte suite aux accusations d’espionnage contre le Maroc

Avant L’Humanité, le royaume avait porté plainte pour diffamation contre Forbidden Stories, Le Monde, Radio France, Mediapart et Amnesty International. Des médias français comme Mediapart et le Canard enchaîné avaient à leur tour déposé plainte contre le Maroc à Paris.

  • Affaire Pegasus : la France va examiner les plaintes déposées par le Maroc

    La justice française a décidé de donner suite aux plaintes pour diffamation, déposées par le Maroc contre notamment Forbidden Stories, Le Monde, Radio France, Mediapart et Amnesty International qui l'ont accusé d'avoir utilisé le logiciel israélien Pegasus à des fins d'espionnage. Le tribunal de Paris examinera le 6 décembre la recevabilité des poursuites.

  • Pegasus : la justice française examine la plainte du Maroc

    Le Maroc affiche sa détermination à porter plainte pour diffamation contre Amnesty International et les journaux qui l'ont accusé d'avoir utilisé le logiciel israélien Pegasus à des fins d'espionnage. Le tribunal de Paris va examiner ce lundi 6 décembre 2021 la recevabilité des poursuites.

  • Le téléphone du roi Mohammed VI espionné ?

    Le roi Mohammed VI et des membres de la famille royale auraient été sélectionnés comme cibles par un utilisateur du logiciel israélien Pegasus. C'est ce que révèle l'enquête menée par le consortium international créé par Forbidden Stories.

  • Le Maroc porte plainte contre un journal allemand

    L'ambassadeur du Maroc à Berlin, Zohour Alaoui, a déposé au nom du Royaume, une demande d'injonction à l'encontre de la société d'édition de journaux « Süddeutsche Zeitung GmbH », pour « allégations mensongères dans le cadre d'un reportage sur l'utilisation présumée du logiciel espion Pegasus par le Royaume du Maroc ».

  • Pegasus : le Maroc porte plainte à Paris

    Le Maroc a décidé de porter plainte pour diffamation à Paris contre Amnesty International et Forbidden Stories à l'origine des accusations d'espionnage contre le royaume.

  • Le Maroc accusé d'avoir espionné l'Algérie à l'aide de Pegasus

    Le Maroc aurait espionné de nombreux responsables algériens, dont Saïd Bouteflika, frère de l'ancien président déchu Abdelaziz Bouteflika, à l'aide du logiciel israélien Pegasus. C'est ce qu'affirme le journal Le Monde qui a publié une enquête menée sur 6000 numéros.

  • Affaire Pegasus : l'examen de la plainte du Maroc reporté

    Le tribunal de Paris a décidé, lundi, de reporter l'audience sur la recevabilité des poursuites engagées par l'État marocain contre des ONG et médias français, ayant accusé le royaume dans l'affaire Pegasus.

  • Pegasus : Amnesty prêt à présenter ses excuses officielles au Maroc

    Amnesty International se dit prêt à s'excuser auprès du Maroc si les accusations d'espionnage contre le royaume s'avèrent infondées. Jusque-là, l'organisation non gouvernementale internationale n'a pas encore, selon le Maroc, apporté les preuves de ses accusations.

  • Affaire Pegasus : le Maroc rejette les accusations d'espionnage de journalistes

    L'information selon laquelle un service de sécurité marocain aurait utilisé un logiciel-espion mis au point par une société israélienne pour viser une trentaine de journalistes est fausse selon les autorités marocaines. Le gouvernement dément et se réserve le droit de prendre les mesures qu'il juge appropriées.

  • Enquête ouverte à Paris suite aux accusations d'espionnage contre le Maroc

    Espionné par le Maroc à l'aide du logiciel israélien Pegasus, Mediapart a porté plainte lundi dernier. Le parquet de Paris vient d'ouvrir une enquête sur l'espionnage de journalistes français.