Près d’Agadir, il trouve 14 anciennes pièces marocaines réunies au même endroit sur une plage
Sur une plage du sud du Maroc, Mustapha Harmouch affirme avoir découvert quatorze anciennes monnaies réunies au même endroit. À 33 ans, ce passionné de détection de métaux parcourt régulièrement le littoral d’Agadir à la recherche d’objets oubliés dans le sable.
C’est à Sidi Ouassay, une localité côtière située à environ 65 kilomètres au sud d’Agadir, que Mustapha Harmouch raconte avoir réalisé l’une de ses découvertes les plus étonnantes : quatorze « falus », d’anciennes pièces marocaines en cuivre ou en bronze, retrouvées au même endroit. Selon lui, la plus ancienne porte la date de 1289 du calendrier de l’Hégire. Certaines monnaies sont tellement abîmées par le sel et le temps que leurs inscriptions sont devenues difficiles à déchiffrer.
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Interrogé par Al Jazeera, qui lui consacre un reportage publié le 7 novembre, ce créateur de contenus de 33 ans explique avoir acheté son premier détecteur de métaux sur Internet il y a quatre ans. Depuis, il prospecte les plages environ quatre fois par mois, parfois accompagné de membres de l’Association marocaine des passionnés de recherche et d’exploration.
Ses terrains favoris sont la corniche d’Agadir et les plages de Taghazout. Il y a notamment trouvé une petite bague en or, des bijoux, des pièces marocaines et une monnaie française de 20 francs en argent. Chaque sortie réserve son lot de surprises : le détecteur émet le même signal devant une pièce ancienne, un bijou ou un morceau de métal sans valeur.
À Sidi Ouassay, une autre découverte lui a donné de faux espoirs. Persuadé d’avoir trouvé une météorite, il a finalement appris que sa trouvaille était un minéral ordinaire, peu coûteux. L’homme partage certaines de ses explorations sur sa chaîne YouTube Stofishing, suivie par quelque 123 000 abonnés.
Des découvertes encadrées par la loi
La recherche d’objets anciens est soumise à des règles précises au Maroc. La loi 22-80, rappelée par le ministère de la Culture, impose une autorisation pour les prospections archéologiques et la déclaration des découvertes fortuites de monnaies ou d’objets présentant un intérêt historique.
L’emplacement des objets peut être aussi précieux que les objets eux-mêmes. À Tamdoult, dans le sud du Maroc, des monnaies retrouvées lors de fouilles ont notamment permis de dater l’activité d’un ancien centre métallurgique. L’archéologue sous-marine Basma Oumaima rappelle à Al Jazeera que le contexte d’une découverte constitue une information essentielle pour les chercheurs.
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Mustapha Harmouch assure respecter les règles et éviter les sites patrimoniaux protégés. Il explique rechercher avant tout le plaisir de la découverte et tenter de restituer les objets précieux perdus à leurs propriétaires. D’autres passionnés, comme Jalal Zegnoune, technicien de maintenance à Casablanca, profitent également de leurs sorties pour retirer du sable les clous, morceaux de boîtes de conserve rouillées et équipements de pêche abandonnés.