Agriculture : comment la tomate marocaine s’est imposée en tête du marché européen
En 2024, le Maroc a exporté des volumes inédits de tomates fraîches vers l’Europe. Cette performance majeure consolide la position stratégique du royaume, qui cherche désormais à diversifier ses marchés internationaux en 2026.
Les expéditions marocaines de tomates fraîches ont enregistré des résultats historiques au cours de l’année 2024. Selon les données publiées par Trade Map, le volume expédié s’élève à 767 347 tonnes. Cette quantité représente une valeur globale supérieure à 1,15 milliard de dollars, démontrant la forte compétitivité internationale du pays dans ce secteur agricole.
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L’Union européenne constitue la principale zone de réception, captant 75,6 % de ces marchandises, tandis que le Royaume-Uni en absorbe 16,58 %. Cette dynamique commerciale permet au Maroc de dominer les chaînes d’approvisionnement : il se hisse au premier rang des fournisseurs sur le marché britannique et s’impose comme le leader des pays tiers exportant vers l’espace européen.
Cette position hégémonique se heurte toutefois à des défis liés aux exigences européennes de classification et d’étiquetage. La France et l’Espagne ont notamment émis des réserves, bien que les instances de l’Union aient formellement démenti l’existence de la moindre infraction fiscale. « Ces observations s’inscrivent dans le cadre des relations commerciales réciproques », précisent les experts de la filière, rappelant la forte dépendance du Maroc envers ces nations pour ses importations céréalières.
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Afin de réduire cette vulnérabilité vis-à-vis du continent européen, le gouvernement a déployé un nouveau programme de soutien financier en mars 2026. Une prime de 750 dirhams est désormais allouée pour chaque tonne acheminée vers de nouvelles zones géographiques. Cette stratégie vise à ouvrir des marchés alternatifs, à garantir des revenus stables aux exploitants et à pérenniser la croissance globale des exportations nationales.