Avocats : après les records, le grand coup de froid pour les exportations marocaines

- 10h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Les exportations marocaines d’avocats pour la saison 2025-2026 plafonnent à 45 000 tonnes, marquant un recul de près de 50 % par rapport à l’année précédente. Les aléas climatiques et la concurrence internationale freinent l’élan d’une filière autrefois florissante.

La campagne actuelle affiche une performance nettement inférieure aux 120 000 tonnes réalisées lors de la saison précédente. Selon une source professionnelle contactée par Hespress, les exportateurs espèrent toutefois atteindre le seuil des 60 000 tonnes en injectant des stocks supplémentaires sur le marché européen d’ici début avril.

Sur Bladi.net : Le Maroc devient premier exportateur africain d’avocats, 141 000 tonnes exportées

Ce repli s’explique d’abord par des pertes subies durant l’été, les variations climatiques ayant entraîné la détérioration de volumes importants dans les exploitations. À ces difficultés s’ajoutent des perturbations météorologiques ayant causé la fermeture ponctuelle du port de Tanger Med, entravant la fluidité des exportations.

Le royaume fait également face à une pression commerciale accrue sur ses marchés de destination. « Le rythme des exportations s’est heurté à l’intensité de la concurrence après l’inondation des marchés européens par des avocats d’origine israélienne », précise l’interlocuteur pour justifier ce ralentissement depuis octobre.

Malgré la baisse des expéditions de variétés à peau lisse comme la « Fuerte », le Maroc poursuit ses envois d’autres variétés. Le marché intérieur demeure stable avec une consommation annuelle d’environ 10 000 tonnes, une quantité jugée suffisante pour couvrir la demande locale sans tension majeure.

Sur Bladi.net : L’avocat marocain brise tous les records

La filière revient de loin, avec un essor entamé en 1988 sur seulement trois hectares dans le bassin du Loukkos. Depuis, la culture s’est largement étendue, atteignant par exemple plus de 640 hectares dans la seule région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma selon les chiffres du ministère de l’Agriculture.