Le Maroc devient premier exportateur africain d’avocats, 141 000 tonnes exportées
Le Maroc est officiellement le premier exportateur africain d’avocats selon la FAO. En 2025, les volumes ont doublé pour atteindre 141 000 tonnes, le Royaume profitant de sa proximité avec l’Europe et des déboires logistiques du Kenya liés à la crise de la mer Rouge.
C’est une performance historique pour l’agriculture marocaine. Selon l’examen annuel de la FAO, le Royaume a expédié près de 141 046 tonnes d’avocats en 2025, contre 73 848 tonnes l’année précédente. Ce bond spectaculaire permet au Maroc de ravir la première place continentale au Kenya, dont les exportations ont chuté de 19 % pour s’établir à 105 164 tonnes. Cette ascension s’appuie sur une stratégie d’expansion agressive, la superficie récoltée ayant augmenté de 40 % entre 2022 et 2024.
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Le succès marocain s’explique largement par une conjoncture géopolitique favorable. Alors que les producteurs d’Afrique de l’Est subissent de plein fouet la crise de la mer Rouge et les attaques des Houthis – obligeant les navires à éviter le canal de Suez et doublant les temps de transit –, le Maroc tire profit de sa position géographique idéale. Épargnés par ces perturbations logistiques, 90 % des avocats marocains ont rejoint les étals de l’Union européenne rapidement et à moindre coût.
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Si le département américain de l’Agriculture (USDA) attribue aussi ce record à une météo clémente, cette réussite économique alimente le débat écologique. L’expansion massive de la culture de l’avocat, fruit particulièrement gourmand en eau et destiné à l’export, continue de soulever des critiques dans un pays confronté à un stress hydrique structurel et à une sécheresse persistante.