L’Algérie affirme avoir déjoué un projet de sabotage impliquant 61 Marocains

- 05h00 - Monde - Ecrit par : Sébastien A.

Les autorités algériennes annoncent l’arrestation de 61 Marocains à Oran, accusés de préparer des actes de sabotage. Parmi les personnes interpellées figure un ancien militaire marocain. Ils seraient arrivés en Algérie via la Tunisie.

Un vaste coup de filet visant des ressortissants marocains. Dimanche 11 octobre, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) algérienne a annoncé l’arrestation de 61 Marocains à Oran, soupçonnés d’appartenir à un réseau préparant des actes de sabotage. L’opération, menée début octobre, a été révélée dans un communiqué diffusé par l’agence officielle APS.

Sur Bladi.net : Des espions marocains arrêtés en Algérie ?

D’après l’enquête algérienne, les suspects ont d’abord rejoint la Tunisie par avion avant de franchir clandestinement la frontière algérienne. Ils seraient passés par les zones montagneuses et forestières d’El Kala, dans la wilaya d’El Tarf, puis auraient poursuivi leur route jusqu’à Oran.

Parmi les personnes arrêtées figure un ancien militaire de l’armée marocaine. La police annonce également la saisie de passeports marocains et de sommes d’argent en dirhams et en euros.

Des accusations de sabotage sans cibles identifiées

La DGSN présente le groupe comme une organisation criminelle internationale qui préparait des opérations contre la sécurité et l’ordre publics. Son communiqué ne précise toutefois aucune cible. Il ne fait pas non plus état de saisies d’armes ou d’explosifs.

Sur Bladi.net : Quatre Marocains arrêtés en Algérie : l’armée diffuse maintenant leurs « aveux »

Les 61 ressortissants marocains ont été présentés au procureur de la République près le pôle pénal spécialisé d’Oran. L’opération policière s’est déroulée sous la supervision des autorités judiciaires algériennes.

Cette annonce intervient dans un contexte de relations diplomatiques rompues entre Rabat et Alger depuis août 2021. Les deux pays maintiennent leurs frontières terrestres fermées depuis 1994.