Amazighs interdits au complexe de Maârif

13 février 2009 - 17h54 - Maroc - Ecrit par : L.A

Ils étaient nombreux, dimanche dernier, 8 février 2009, à se rassembler devant l’entrée du complexe culturel Mohamed Zefzaf au Maârif. Ils voulaient assister à une conférence sur l’histoire du Maroc dont le titre est certes provocateur : « Non à la réduction et à la falsification de l’histoire du Maroc ». A leur surprise, ils étaient interdits d’accès à l’enceinte du complexe. La raison avancée par l’arrondissement de Maârif qui gère cette structure est que la salle n’est pas disponible. Elle servira à l’organisation d’une autre manifestation.

Motif qui n’a pas convaincu les associations amazighes de Tamaynut et l’Amrec (association marocaine de recherche et d’échange culturel), initiatrices de la conférence. Surtout que les procédures de réservation et d’organisation ont été scrupuleusement observées. « Les organisateurs des deux associations ont effectué toutes les formalités nécessaires et légales pour réserver la salle du complexe sus-indiqué depuis le 09/01/2009, c’est-à-dire à un mois d’intervalle, afin de préparer cet évènement dans de bonnes conditions de réussite », signale Lahsayni Lhoucine, du comité d’organisation.

« Si les formalités ont été accomplies, l’arrondissement n’a donné aucune autorisation écrite et signée par son président », affirme Ahmed Kadir, président de l’arrondissement de Maârif. Et d’ajouter, « les organisateurs étaient surpris la veille de la tenue de la conférence par la décision du président de l’arrondissement de refuser l’utilisation de la salle au motif que celle-ci est réservée pour une autre manifestation qui aura lieu le même jour ».

C’est une raison « fallacieuse ». La salle n’a abrité aucune autre manifestation. Le complexe est resté fermé toute l’après-midi du dimanche 08 février. Encore une fois Kadiri réagit : « Le 8 février, il était prévu que le complexe abrite une activité de l’association des œuvres sociales et si cette dernière n’a pas tenu sa manifestation cela ne dépend que d’elle ».

Le comité d’organisation a dressé via un huissier de justice un constat des faits. Et ce, pour une action en justice qui « va être introduite incessamment », selon un membre de l’association Tamaynut.

Source : L’Economiste - Ali Jafry

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Amazigh - Casablanca - Histoire - Conférences

Ces articles devraient vous intéresser :

Le Groupe Barid Al-Maghrib promeut la langue amazighe

Le Groupe Barid Al-Maghrib entend intégrer la langue amazighe dans ses services. Dans ce sens, il a signé une convention de partenariat avec l’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM).

« La marocanité du Sahara est irréfutable »

La souveraineté du Maroc sur le Sahara est irréfutable si l’on s’en tient aux documents royaux historiques, a affirmé jeudi Bahija Simou, la directrice des Archives royales, lors d’une conférence organisée par l’Association Ribat Al Fath pour le...

Maroc : l’Amazigh reconnue officiellement comme une langue de travail

Les autorités marocaines ont procédé mardi au lancement officiel des procédures qui vont permettre l’intégration de l’Amazigh dans les administrations publiques. La cérémonie a été présidée par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch.

Le Roi Mohammed VI instaure le Nouvel An Amazigh comme jour férié au Maroc

Le Nouvel An Amazigh sera désormais un jour férié officiel au Maroc, selon une décision qui vient d’être prise par le roi Mohammed VI.

L’enseignement de la langue amazighe généralisé dans les écoles marocaines

Le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports vient d’annoncer son plan de généralisation de l’enseignement de la langue amazighe dans tous les établissements du primaire d’ici à l’année 2029-2030.

La chanteuse Fatima Tabaamrant menacée par un salafiste

Alors qu’elle fait l’objet d’attaques verbales de la part d’un prédicateur salafiste, l’icône de l’art amazigh, Fatima Tabaamrant, ancienne députée RNI, vient de recevoir le soutien du parti d’Aziz Akhannouch.

Plan de sauvetage des monuments marocains après le séisme

Le ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a assuré vendredi de la forte implication de son département dans le plan de reconstruction des sites historiques touchés par le séisme.

Maroc : moins de français dans les administrations

Les Marocains souffrent de la prédominance de la langue française dans les transactions informatiques des administrations marocaines. Tel est le constat fait par le groupe parlementaire du Rassemblement national des Indépendants (RNI), qui appelle la...

Nouvel an amazigh au Maroc : ce sera le 14 janvier

La date du nouvel an Amazigh au Maroc est désormais connue. Elle vient d’être définie par le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, et ce sera le 14 janvier. Ce jour sera donc chômé et payé.

Maroc : appel à déclarer férié le jour du Nouvel an amazigh

Quelque 45 ONG marocaines et de la diaspora demandent au roi Mohammed VI de déclarer férié le « Yennayer » ou Nouvel an amazigh, célébré le 13 janvier de chaque année.