Anderlecht : « Maintenant, brûlez-le ! », le cri d’horreur avant l’attaque de Zakaria
Les parents de l’adolescent de 15 ans grièvement brûlé vendredi dernier à Anderlecht ont livré un témoignage poignant sur l’attaque au cocktail Molotov dont il a été victime. Alors que le jeune Zakaria est maintenu dans un coma artificiel, l’enquête progresse avec la reddition de trois suspects mineurs.
L’attaque survenue vendredi soir le long du quai de Biestebroek trouve son origine dans une dispute « banale » qui a tragiquement dégénéré. Selon le récit livré par la famille au quotidien flamand Het Laatste Nieuws, deux groupes d’adolescents s’étaient donné rendez-vous pour s’expliquer. L’altercation a basculé lorsque le groupe rival, armé de couteaux, a lancé un cocktail Molotov dans le dos de la victime après qu’un assaillant a crié : « Maintenant, brûlez-le ! ».
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Transformé en torche humaine, le jeune Zakaria a tenté d’éteindre le feu avec ses mains avant de se jeter dans le canal voisin sur les conseils d’un proche, un geste qui lui a probablement sauvé la vie. Ses amis sont parvenus à l’extraire de l’eau pour lui éviter la noyade. Actuellement hospitalisé à l’Hôpital militaire de Neder-Over-Hembeek, l’adolescent a été placé dans un coma artificiel pour supporter la douleur. « Il devra réapprendre à marcher et gardera des cicatrices à vie », a déploré sa mère au chevet de son fils, dénonçant un acte « inhumain ».
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Sur le plan judiciaire, l’enquête s’accélère. Trois suspects mineurs, originaires de la périphérie flamande, se sont présentés d’eux-mêmes à la police. Alors que les investigations se poursuivent pour déterminer les responsabilités exactes, une avocate de la défense a d’ores et déjà précisé que ce déchaînement de violence n’était pas lié à une affaire de stupéfiants.