À l’approche de l’Aïd al-Adha, le passage entre Ceuta et le Maroc vire au cauchemar
À l’approche de l’Aïd al-Adha, traverser la frontière entre Ceuta et le Maroc vire au cauchemar. Les voyageurs font face à des temps d’attente dépassant les cinq heures, pénalisés par une affluence massive et des contrôles renforcés.
L’esplanade de Loma Colmenar, qui sert de zone de rétention pour les véhicules se dirigeant vers le territoire marocain, frôle la saturation. Désireux de célébrer les festivités en famille, de nombreux voyageurs se retrouvent piégés dans un trafic extrêmement ralenti en direction du poste de Tarajal. Pour rendre ce blocage supportable et éviter la paralysie totale de la route nationale, des auvents et des bancs ont été aménagés, offrant aux usagers un espace précaire pour se reposer et se restaurer sous le soleil.
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Cet engorgement s’explique en grande partie par le déploiement du nouveau système de frontière intelligente, dont la lourdeur suscite la grogne. Selon El Faro de Ceuta, chaque individu dépourvu de documents numérisés doit subir une vérification fastidieuse dans les bases de données gouvernementales, freinant considérablement la cadence de passage. Ce filtre technologique se heurte à un manque criant de personnel face à cette première grande vague de départs, alors que des lenteurs sont également constatées aux guichets marocains. De son côté, le délégué gouvernemental Miguel Ángel Pérez Triano assume ces perturbations logistiques, justifiant que ces vérifications sécuritaires ont déjà permis d’interpeller des fugitifs.
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Cette paralysie exaspère la classe politique locale à quelques jours de la Fête du Sacrifice. Fatima Hamed, dirigeante de la formation MDyC, fustige ouvertement l’incapacité des autorités à fluidifier ce passage névralgique. Déplorant que les habitants et les vacanciers subissent ces files interminables de manière répétée, l’élue exige une augmentation urgente des effectifs affectés aux portiques électroniques, pointant directement la responsabilité de la Délégation du gouvernement dans cette gestion de crise défaillante.