Pagaille géante à la frontière marocaine
Le passage du Nouvel An a tourné au calvaire pour les automobilistes à la frontière de Ceuta. Ce jeudi 1ᵉʳ janvier, il fallait patienter plus de cinq heures pour entrer dans l’enclave espagnole. En cause : d’importants travaux d’aménagement côté marocain qui risquent de paralyser le trafic pendant encore plusieurs mois.
L’année 2026 commence par des nerfs à vif au poste frontière du Tarajal. Alors que la fluidité est de mise pour entrer au Maroc, le sens retour vers Ceuta est devenu un véritable piège pour les véhicules et les motos. Les scènes de files interminables se sont répétées toute la journée du 1ᵉʳ janvier, obligeant les voyageurs à une patience extrême. Cette paralysie est la conséquence directe du chantier de modernisation lancé par le Maroc pour adapter ses infrastructures aux exigences de la future « frontière intelligente », à l’instar des aménagements déjà réalisés côté espagnol.
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La configuration actuelle crée un goulot d’étranglement inévitable. Les travaux ont entraîné la fermeture de la zone inférieure aux véhicules, concentrant l’intégralité du flux sur la zone supérieure. Celle-ci a été réorganisée en six voies : trois pour entrer au Maroc, trois pour en sortir. Les autorités préviennent que la situation va perdurer : dès que la partie basse sera rénovée, le chantier basculera sur la partie haute, laissant présager des mois de galère pour les frontaliers et les touristes.
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La colère monte face à ces blocages récurrents, certaines journées noires ayant même enregistré des attentes records allant jusqu’à dix heures, provoquant la saisie du Défenseur du peuple par des entités locales. Pour ajouter à l’exaspération, les douaniers maintiennent une application stricte des règles : le régime des voyageurs n’étant toujours pas rétabli, il reste impossible de faire passer le moindre sac de courses ou de produits de base vers l’enclave, même après des heures de queue.