Pétrolier russe en panne à Tanger : l’opération de la dernière chance pour éviter une marée noire
Le remorquage d’un pétrolier russe en panne a mobilisé d’importants moyens au large de Tanger ce vendredi. Plusieurs experts redoutent une catastrophe environnementale majeure dans le détroit de Gibraltar. Sur place, le remorqueur marocain VB Spartel a lancé une opération pour sécuriser ce navire à la dérive depuis plus de 27 heures.
Le Chariot Tide, un pétrolier de 195 mètres de long battant pavillon du Mozambique, était immobilisé dans les eaux sous contrôle marocain. Ce bâtiment est considéré par les spécialistes comme « l’un des meilleurs exemples de ce qu’est un zombie tanker ou pétrolier fantôme » car il figure sur les listes de sanctions de l’Union européenne et du Royaume-Uni. Avec « un taux de sinistralité de 42 % », le navire est décrit comme une « bombe à retardement environnementale » transportant une cargaison de 425 000 barils de produits raffinés russes.
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Le tanker s’est retrouvé « à la dérive, apparemment sans manœuvre (NUC, Not Under Command), dans la voie sud du TSS du détroit de Gibraltar ». Cette situation a poussé l’Espagne à positionner le navire de sauvetage Luz de Mar en renfort, bien qu’il reste à distance pour éviter des complications juridiques. Une intervention directe des autorités espagnoles pourrait entraîner la saisie du navire pour violation des sanctions internationales. Avant l’arrivée du secours marocain, le pétrolier affichait une vitesse de seulement 0,6 nœud et son état était officiellement indiqué comme « drifting ».
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Les autorités doivent maintenant décider si le VB Spartel dirigera le bâtiment vers Tanger Med ou vers une zone située en dehors des couloirs de circulation. Certains observateurs soupçonnent que les produits pétroliers à bord pourraient tenter d’entrer sur le marché européen « via Gibraltar, Algésiras ou des barges de ravitaillement, sous documentation d’exportation marocaine ». L’opération se poursuit sous haute surveillance afin d’écarter tout risque de pollution marine et de rétablir la fluidité du trafic dans cette zone stratégique.