L’armée marocaine prépare l’achat de ses premiers sous-marins militaires
Le Maroc envisage sérieusement d’acquérir ses premiers sous-marins militaires. Cette volonté de combler son retard stratégique face à l’Algérie bouscule l’équilibre en Méditerranée et force l’Espagne à revoir d’urgence sa surveillance navale.
Pour Rabat, l’enjeu principal est de répondre à son rival historique. L’Algérie dispose en effet d’une redoutable flotte de six sous-marins russes de classe Kilo, armés de missiles d’attaque terrestre Kalibr. Pour refermer cette faille de vulnérabilité, les forces armées marocaines diversifient leurs fournisseurs. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, avait d’ailleurs affiché son intérêt pour les équipements de défense sud-coréens lors d’un déplacement à Séoul en avril de l’année dernière. Le royaume étudie ainsi l’achat du modèle océanique KSS-III, un submersible redoutable de 3 705 tonnes. D’autres options sont actuellement sur la table, allant de propositions françaises, allemandes et russes, jusqu’à des unités d’occasion en provenance de Grèce ou du Brésil.
Sur Bladi.net : Sous-marins : le Maroc prêt à faire un choix stratégique face à l’Algérie
Bien que l’agitation actuelle sur les réseaux sociaux dépasse pour l’instant la profondeur réelle des négociations commerciales, cette perspective affole l’Espagne. L’acquisition d’un tel bâtiment offrirait au Maroc un contrôle accru du détroit de Gibraltar. La marine marocaine pourrait alors patrouiller en toute discrétion près des îles Canaries et aux abords directs des bases espagnoles de Rota et Carthagène.
Sur Bladi.net : La Marine marocaine cherche un sous-marin, et vite
Cette projection inédite changerait radicalement la situation pour l’armée espagnole. Historiquement habituée à opérer sans aucune menace sous-marine venue du sud, elle se verrait contrainte de détourner en permanence ses frégates et ses avions de patrouille maritime vers de coûteuses missions de traque pour surveiller les mouvements marocains.