Asmae Hallaoui, une des victimes de Taoufik Bouachrine, est morte en donnant la vie

- 17h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Enceinte, la journaliste marocaine Asmae Hallaoui, une des victimes de Taoufik Bouachrine, ex-directeur de la publication du quotidien arabophone Akhbar Al Yaoum, condamné pour « traite d’êtres humains », « abus de pouvoir et d’autorité à des fins d’exploitation sexuelle », est décédée lundi 3 janvier 2022 dans une clinique privée d’Aïn Sebaâ, à Casablanca. À l’origine de ce décès, des complications liées à l’accouchement.

Sur la toile, Meriem Jamal Idriss, l’avocate d’Asmae Hallaoui, une des plaignantes de Taoufik Bouachrine, a annoncé lundi la mort de la journaliste. « La journaliste et amie Asmae Hallaoui est décédée et a laissé sa petite fille Sofia. Mes plus sincères condoléances à sa famille, en particulier à son mari Ambarek Lmrabet », a écrit Naima Lahrouri, une autre plaignante dans l’affaire Bouachrine.

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Asmae Hallaoui avait porté plainte pour violences sexuelles et viols contre l’ex-directeur de la publication du quotidien arabophone Akhbar Al Yaoum. Selon les médias locaux, la journaliste souffrait de maladie mentale et avait tenté de se suicider lors du procès Bouachrine ouvert en première instance et à la Cour de cassation.

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En 2018, la police avait arrêté Taoufik Bouachrine pour trafic d’êtres humains, viol et agression sexuelle contre plusieurs femmes journalistes qui travaillaient pour Akhbar Al Yaoum. Il avait écopé de 12 ans de prison en novembre 2018. Il a vu sa peine s’alourdir en appel en novembre de la même année. Il avait été condamné à 15 ans de prison assortie de 100 000 DH de dédommagement aux victimes.

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