Auto-écoles : le Maroc bloque toute hausse des tarifs

- 14h00 - Maroc - Ecrit par : Farid Laamoudi

Les auto-écoles marocaines ne sont pas concernées par la nouvelle aide au carburant destinée aux transporteurs. Le ministère du Transport rappelle surtout que leurs tarifs sont encadrés et qu’une hausse serait illégale.

Les auto-écoles marocaines ne peuvent pas augmenter librement leurs tarifs. Le ministère du Transport et de la Logistique a rappelé que les établissements d’enseignement de la conduite ne sont pas concernés par la nouvelle opération de soutien direct et exceptionnel lancée depuis mars 2026 au profit des professionnels du transport routier.

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Cette aide vise les entreprises de transport de marchandises et de personnes, afin d’atténuer l’impact de la hausse des prix des carburants sur les coûts du transport routier. Elle doit aussi permettre de maintenir l’approvisionnement normal des marchés et la continuité du transport public sans hausse pour les citoyens.

Dans une réponse écrite, le ministre Abdessamad Kayouh précise que le dispositif concerne notamment le transport routier de marchandises pour compte d’autrui de plus de 3,5 tonnes, les taxis, les bus urbains, le transport touristique, le transport interurbain de voyageurs, le transport scolaire pour compte d’autrui et le transport mixte en milieu rural, selon le ministère du Transport et de la Logistique.

Les prix restent verrouillés

Les auto-écoles n’entrent pas dans ce cadre, en raison de la nature de leur activité. Mais cette exclusion ne leur permet pas pour autant de relever leurs prix pour compenser la hausse du carburant.

Le ministère rappelle que les services d’enseignement de la conduite font partie des prestations dont les prix sont réglementés. Les tarifs des cours théoriques et pratiques pour l’obtention du permis de conduire sont encadrés par des textes qui fixent le prix de l’heure de formation selon les catégories de permis.

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Abdessamad Kayouh est clair : toute hausse éventuelle des tarifs des auto-écoles serait « non légale » et contraire aux règles en vigueur. Les candidats au permis de conduire ne peuvent donc pas se voir imposer une augmentation décidée unilatéralement par leur établissement.