L’avenir de Gianni Infantino se décidera au Maroc
Gianni Infantino aborde fragilisé l’élection à la présidence de la FIFA prévue le 18 mars au Maroc. La Serbie, la Suède et le pays de Galles lui ont retiré leur soutien, tandis que plusieurs successeurs possibles commencent à émerger.
La contestation a éclaté après l’échec d’un projet visant à ouvrir à des investisseurs privés une participation dans les activités commerciales de la Coupe du monde. Cette initiative a provoqué une forte opposition parmi les instances du football européen, nord-américain et asiatique.
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Infantino entend solliciter un nouveau mandat pour la période 2027-2031. Mais les retraits de soutien successifs montrent que sa réélection ne fait plus l’unanimité parmi les fédérations nationales.
Selon Reuters, cinq personnalités sont désormais citées comme adversaires ou successeurs potentiels. Aucune n’a encore officiellement déposé sa candidature.
Cinq rivaux possibles pour Infantino
Victor Montagliani, président canadien de la Concacaf, envisagerait de se présenter. Son organisation s’était opposée au projet d’ouverture aux investisseurs privés, sans aller jusqu’à appeler au boycott des compétitions de la FIFA.
Le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, figure également parmi les noms évoqués. Ses relations avec Gianni Infantino se sont fortement dégradées et il avait boycotté la finale de la Coupe du monde après plusieurs désaccords avec la direction de la FIFA.
Le Bahreïni Salman bin Ibrahim Al Khalifa, président de la Confédération asiatique et vice-président du Conseil de la FIFA, pourrait lui aussi entrer dans la course. L’AFC a publiquement critiqué les méthodes de consultation et de décision de la Fédération internationale.
Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris Saint-Germain, bénéficierait pour sa part de premiers soutiens parmi des responsables européens. La Norvégienne Lise Klaveness, qui s’est fortement opposée au projet d’Infantino, complète la liste des personnalités citées.
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Le rapport de force reste ouvert : les 211 fédérations membres disposent chacune d’une voix. Mais la perte de plusieurs soutiens européens et l’apparition de rivaux crédibles changent déjà la portée du prochain congrès. Le Maroc pourrait ainsi accueillir, le 18 mars, une véritable bataille pour la direction du football mondial.