La chute d’Infantino pourrait coûter au Maroc la finale du Mondial 2030

- 17h00 - Sport - Ecrit par : Sébastien A.

Gianni Infantino traverse la plus grave crise de sa présidence à la FIFA. Sa possible chute ne remettrait pas en cause le Mondial 2030 au Maroc, mais pourrait priver le Royaume d’un allié influent dans sa bataille pour accueillir la finale.

Le président de la FIFA a dû renoncer, samedi 1er août, à son projet d’ouvrir une partie des activités commerciales de l’organisation à des investisseurs privés. Son plan prévoyait la création d’une société susceptible de transformer les revenus de la Coupe du monde en actif financier.

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L’opposition a dépassé le seul cadre européen. L’UEFA a menacé de boycotter les compétitions de la FIFA, tandis que les confédérations asiatique et nord-américaine ont également contesté la méthode employée. Deux hauts responsables de l’organisation ont ensuite publiquement désavoué Infantino.

Cette fronde fragilise un dirigeant qui semblait pourtant assuré d’être réélu en mars 2027. Selon Le Monde, l’UEFA cherche désormais un candidat capable de réunir une coalition mondiale contre lui. Le prochain congrès électif doit se tenir à Rabat.

Casablanca perdrait son meilleur allié

Cette bataille concerne directement le Maroc. Gianni Infantino entretient une proximité publique avec Fouzi Lekjaa et soutient depuis plusieurs années le développement du football marocain. Lors de l’ouverture du bureau africain de la FIFA à Rabat, il avait qualifié le président de la Fédération marocaine de « mon frère Fouzi Lekjaa » et présenté le complexe Mohammed VI comme un centre névralgique du football mondial.

Sa présence à la tête de la FIFA offre au dossier marocain un climat politique favorable au moment où Casablanca affronte directement Madrid.

Le lieu de la finale n’a toujours pas été choisi. Le Maroc construit près de Casablanca le Grand Stade Hassan II, annoncé avec 115 000 places, pour concurrencer le Santiago-Bernabéu et le Camp Nou. La FIFA conserve le dernier mot dans cette décision très disputée entre les deux pays.

Si Infantino était battu en 2027, le Maroc conserverait son stade, ses investissements et ses arguments techniques. Il perdrait toutefois un président particulièrement réceptif à ses ambitions. Son successeur pourrait être porté par une coalition comprenant l’UEFA et des responsables déterminés à rééquilibrer le pouvoir au profit de l’Europe.

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La chute d’Infantino ne ferait donc pas automatiquement gagner l’Espagne. Elle pourrait cependant rebattre les cartes au pire moment pour le Maroc, avant que la FIFA ne tranche l’un des choix les plus symboliques du Mondial 2030.